L’ONU se positionne au sujet du glyphosate

Le débat sur la possible dangerosité du glyphosate a inscrit un nouveau chapitre avec les conclusions d’un rapport émanant de l’Organisation des nations unies (ONU).

Une étude de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a conclu qu’il était “peu probable que le glyphosate provoque un risque cancérogène chez les humains qui y seraient exposés par l’alimentation”.

Cette conclusion s’inscrit en opposition avec une autre étude dévoilée en 2015 et réalisée cette fois par le Centre international de recherche contre le cancer (CIRC) de l’OMS. Selon l’Organisation mondiale de la santé, ces deux conclusions ne seraient pas contradictoires puisque l’étude du CIRC portait sur un risque “probable” pour la santé humaine, notamment en cas de très forte exposition. L’étude menée par l’OMS et la FAO s’est pour sa part  penchée sur les risques spécifiques liés à une exposition par l’ingestion de quantités limitées de glyphosate.

Le résultat de la recherche de l’OMS et de la FAO survient à la suite de d’autres rapports qui vont dans le même sens. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a indiqué en novembre dernier que le glyphosate était “peu susceptible de présenter un risque cancérogène pour l’homme ».

La Environmental Protection Agency (EPA), l’agence américaine de protection de l’environnement, a également dévoilé par erreur au début du mois de mai un rapport préliminaire sur le glyphosate sur son site internet. Il était possible de lire dans l’étude qui a été retirée depuis que l’EPA concluait que le glyphosate n’était pas « susceptible d’être cancérogène pour l’homme. » L’EPA dit poursuivre son étude sur le glyphosate.

L’Union européenne doit décider mercredi si elle prolonge la licence pour le glyphosate sur le sol européen pour une durée de sept ans ou de quinze ans.

Source: ONU, Agweek

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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