L’Union paysanne appuie le Dr Carol Vachon

Ste-Croix-de-Lotbinière (Québec), 12 avril 2002 – Les fermiers du Québec n’ont pas le droit de vendre leur lait au voisin. Ce lait doit d’abord être acheminé à l’usine pour y être transformé. Il est également interdit de vendre du pain bio fait dans la cuisine. Comment l’humanité a-t-elle alors réussi à survivre à la consommation d’aliments non usinés pendant des millénaires?

Carol Vachon, avec la publication de son livre : « Pour l’amour du bon lait », questionne l’industrie agro-alimentaire. Si la pasteurisation et la transformation des aliments peuvent être justifiés dans certains cas, n’avons-nous pas exagéré en imposant le processus industriel sur presque toute la ligne?

Pour l’Union paysanne, il est clair qu’il faut redonner aux citoyens le contrôle de leur alimentation, tout en permettant aux agriculteurs de diversifier leur mise en marché. Il est essentiel de rendre possible à nouveau la vente à la ferme, comme cela se pratique encore dans la quasi-totalité des pays dans le reste du monde. Le voisin du fermier demeure le meilleur inspecteur qui soit. L’abus de normes souvent inaccessibles pour la petite entreprise aura bientôt réussi à faire disparaître les dernières tentatives de produits du terroir, laissant le champ libre pour des aliments uniformes, standardisés, produits dans des grandes fermes spécialisées et loin de garantir une meilleure qualité à la consommation.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Union Paysanne

http://www.unionpaysanne.com/

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