Maïs : les résultats des essais du RGCQ sont en ligne

Le RGCQ a fini de compiler les résultats des essais dans le maïs et ils sont en ligne sur le site GuideRGCQ.com.

À l’instar de la saison des essais du soya, celle du maïs a bien été cette année. Bien que les conditions météo aient été imprévisibles, le maïs s’en ait bien sorti. « On a commencé la saison dans la pluie aux semis, puis on a terminé dans la pluie aux récoltes. Entre les deux, on a manqué d’eau », résume Julie Durand, coordonnatrice des essais de maïs pour le Réseau Grandes Cultures du Québec (RGCQ). Effectivement, fin-avril/début-mai, le temps humide a rendu la période de semis plus difficile. Au mois de juillet, tout laissait présager un rendement dans le maïs moindre que l’année précédente à cause de la chaleur. Quant aux conditions de récolte, elles ont particulièrement été problématiques. Il fallait saisir les petites fenêtres de temps sec pour entrer aux champs et finir la récolte.

Cliquez ici pour consulter les tableaux maïs 2018.

Heureusement, le maïs n’a pas trop souffert. Les rendements dans plusieurs parcelles sont mêmes supérieurs que ceux de 2017. C’est dans la zone intermédiaire (2500 UTM à 2700 UTM) que le rendement le plus élevé a été enregistré avec 17 t/ha. Cette zone comprend notamment les sites de Saint-Alexis et de Saint-Bonaventure. Le rendement moyen, quant à lui, s’est élevé à 15,5 t/ha dans cette zone, alors qu’il était de 14,6 t/ha en 2017. Dans la zone la plus chaude, soit celle de Saint-Hyacinthe et Saint-Mathieu de Beloeil (2700 UTM à 2900 UTM), le rendement moyen a atteint 14,06 t/ha, ce qui est légèrement supérieur à celui de l’an passé de 14,4 t/ha. La zone de moins de 2500 UTM où l’on retrouve les sites de Princeville et de Saint-Augustin près de Québec, la moyenne de cette année est de 12,9 t/ha, soit exactement le même rendement que 2017.

Ce fut une saison également où très peu de maladies ont été observées. « Il y a eu moins de rouille que d’habitude et moins de maladies foliaires », confirme Julie Durand. Le contrôle des mauvaises herbes n’a pas été ardu non plus cette dernière saison. « Les essais étaient très propres », affirme la coordonnatrice. Celle-ci a remarqué cependant un poids à l’hectolitre plus faible que l’an passé. Rien de notable toutefois dans la plupart des parcelles.

Cette année, quelque 267 hybrides de maïs ont été testés dans 2148 parcelles sur huit sites différents. À chaque site, il y a eu deux essais pour chaque hybride, l’un tardif et l’un hâtif. On a effectué également trois répétitions par essai.

Rappelons que les tableaux en ligne fournissent plusieurs informations pertinentes pour aider les producteurs à faire leurs choix d’hybrides. Ils peuvent effectuer des recherches selon des critères précis. On retrouve notamment les caractères spéciaux, la présence ou non de certains traitements sur les semences (Fortenza, Cruiser Maxx notamment), la maturité relative, le pourcentage d’humidité du grain à la récolte, etc.

Cliquez ici pour consulter les tableaux maïs 2018.

 

à propos de l'auteur

Journaliste et rédactrice en chef adjointe

Marie-Claude Poulin est journaliste et rédactrice en chef adjointe au Bulletin des agriculteurs.

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