Maïs sans azote

Des essais dans Chaudière-Appalaches tendent à démontrer que sur un retour de prairie, le maïs donne le même rendement, avec ou sans fertilisation minérale azotée.

Réalisés par l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA) en collaboration avec Agrinova et les clubs-conseils en agroenvironnement de la région, les essais se sont déroulés en 2012 et se poursuivent en 2013.

Les résultats de l’an dernier confirment la pratique agronomique d’une réduction substantielle de la fertilisation azotée dans le maïs sur un retour de prairie.

En 2012, six fermes de Chaudière-Appalaches ont participé aux comparaisons des doses d’azote minéral. Sur chaque site, cinq parcelles ont reçu des doses de 0, 40, 80, 120 et 160 kg N/ha. Certaines avaient reçu jusqu’à 40 kg N/ha appliqués en bandes au semis.

Que ce soit dans le maïs-ensilage ou le maïs-grain, il n’y a eu aucune réponse significative à l’apport d’azote minéral. Les rendements des parcelles n’ayant reçu aucune fertilisation azotée étaient équivalents à ceux ayant reçu la dose maximale de 160 kg N/ha.

Les chercheurs attribuent ces résultats à la minéralisation des résidus de prairie et à l’historique d’apports fréquents d’engrais organiques dans ces champs, ce qui aurait rendu disponibles de grandes quantités d’azote dans le sol.

Dans le cadre du même projet, d’autres essais portent sur l’incorporation rapide des lisiers appliqués en présemis. Les résultats de 2012 ne démontrent pas de différence de rendement entre l’incorporation rapide (en moins d’une heure) et tardive (après 48 heures) du lisier. Les essais se poursuivent en 2013, dans des champs présentant des antécédents d’applications d’engrais de ferme moins abondantes.

Consulter le résumer du projet (PDF)

à propos de l'auteur

Articles récents de André Dumont

Commentaires