Mise en marché collective: un levier qui permet de saisir toutes les opportunités du marché

Québec (Québec), 18 novembre 2008 – « La mise en marché collective favorise un environnement d’affaires dont tous peuvent tirer parti. Bien menée, c’est un levier qui permet de saisir toutes les opportunités du marché, y compris la production de produits différenciés », a déclaré M. Christian Lacasse, président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), lors de la présentation du rapport « Bilan et perspectives de la mise en marché collective au Québec », en présence du ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, M. Laurent Lessard, du président du conseil d’administration du Conseil de la transformation agroalimentaire et des produits de consommation (CTAC), M. Réjean Nadeau, et de plusieurs intervenants majeurs de la filière agroalimentaire québécoise.

Rappelons qu’en mars dernier, dans la foulée du rapport de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois (CAAAQ), M. Lessard, demandait aux offices de commercialisation de démontrer leur capacité à « saisir les occasions offertes par le marché, tisser des liens plus étroits avec le consommateur et travailler en collaboration avec les acheteurs – transformateurs ». En produisant ce rapport, l’UPA et les 14 groupes administrant un plan conjoint ont souhaité relever collectivement le défi lancé par le ministre.

Le document s’appuie sur une trentaine de réalisations et de projets concrets, rassembleurs et constructifs pour le développement des secteurs concernés ainsi que pour le positionnement des produits québécois, tant sur les marchés de créneau par le biais de circuits courts que sur les marchés de commodité. « Ces nombreux exemples démontrent comment la Loi sur la mise en marché des produits agricoles, alimentaires et de la pêche est un outil privilégié pour répondre adéquatement aux besoins du marché », a ajouté M. Lacasse.

Durant la présentation, quatre exemples de projets (secteurs laitier, céréalier, des fruits et légumes de transformation, des oeufs et de la volaille), menés en collaboration avec un ensemble de partenaires du milieu, ont été présentés de vive voix par leurs principaux artisans (producteurs et transformateurs). Deux autres initiatives porteuses d’avenir au regard de la concertation ont été annoncées, dont la création d’un nouveau comité de liaison UPA – CTAC. « C’est donc dire que beaucoup d’efforts et de concertation ont été investis et déployés par les parties en présence jusqu’à ce jour ce qui, à notre avis, démontre assurément notre volonté et notre capacité à travailler ensemble », a pour sa part déclaré le président du conseil d’administration du CTAC.

Soulignons que l’avantage fondamental de la mise en marché collective est de permettre une négociation d’égal à égal entre les producteurs et les acheteurs. En se regroupant selon des critères reconnus par la loi, cela permet aux offices de production d’établir les conditions de production et de mise en marché de leurs produits. Ils en assument collectivement et démocratiquement la gestion et son financement est assuré par les contributions versées par tous les agriculteurs concernés. Pour le président de l’UPA, « Ce rééquilibrage des forces permet un rapport d’égal à égal entre les agriculteurs et leurs partenaires de la transformation, tout en générant un climat de confiance et de stabilité ».

Selon les besoins et la volonté des agriculteurs, les outils de la mise en marché collective peuvent prendre différentes formes. Les producteurs peuvent choisir de financer de la recherche, de la promotion et de diffuser de l’information sur les marchés. Ils peuvent aussi définir des normes de qualité et d’innocuité, et des modes de production susceptibles de mieux répondre aux exigences du marché.

La Loi permet aussi d’encadrer les négociations et de veiller au respect des conditions de mise en marché, de transport, de prix, de garantie d’approvisionnement et de garantie de paiement. En outre, les producteurs peuvent décider de regrouper les ventes de leurs produits pour obtenir le meilleur prix possible en provenance du marché et répondre plus efficacement aux besoins des acheteurs.

Les producteurs peuvent également opter pour la gestion de l’offre qui est un mécanisme d’ajustement, par réglementation, du volume de production aux besoins du marché. « De tels systèmes font que tout le monde y gagne. Les consommateurs ont accès à des produits à des prix raisonnables. Les producteurs reçoivent une rémunération qui tient compte de leurs coûts de production et les transformateurs, de leur côté, obtiennent une grande stabilité dans leurs approvisionnements », a continué Christian Lacasse.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois (CAAAQ)
http://www.caaaq.gouv.qc.ca/

Conseil de la transformation alimentaire (CTAC)
http://www.ConseilTAC.com

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.mapaq.gouv.qc.ca

Union des producteurs agricoles (UPA)
http://www.upa.qc.ca/

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