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Moisissure blanche dans le soya

Tige de soya affectée par la sclérotiniose. PHOTO : André Dumont

Tige de soya affectée par la sclérotiniose. PHOTO : André Dumont

Ces dernières semaines, les conditions climatiques ont été favorables au développement de la moisissure blanche dans le soya. Comme ont pu le constater notamment les échantillonneurs prenant part à la Tournée Grandes Cultures en Montérégie, cette maladie est présente dans de nombreux champs.

Voici quelques informations pertinentes au sujet de la moisissure blanche, transmises par Stéphane Myre, agronome chez Dekalb.

Lorsque la sclérotiniose – Sclérotinia sclérotinium – est présente dans un champ une année, les risques d’infection sont plus élevés si on y resème du soya l’année suivante et que les conditions favorables à son développement sont présentes.

Dans certains endroits gravement atteints, les pertes de rendement de soya peuvent atteindre de 50 à 70 %, comparativement aux zones peu ou pas touchées par la maladie.

La moisissure blanche passe l’hiver sous la forme de sclérotes, qui sont des particules noires et dures ressemblant à des excréments de rats.

Les sclérotes présents sur la surface et dans les cinq premiers centimètres (2 po) de sol produisent des apothécies (semblables à des champignons). Tant que les rangs ne sont pas complètement fermés, les longues périodes de sol frais (4,4 à 15,5 degrés C) et humide et de temps moyennement chaud (moins de 29,4 degrés C) sont idéales pour le développement des apothécies.

Chaque apothécie peut produire des millions d’ascospores qui peuvent infecter le plant de soya à la sénescence ou à la mort de ses fleurs. Les spores sont souvent transportées par les courants venteux.

Dommages aux tiges

Après l’infection, les lésions ceinturent et endommagent les tiges. Ce phénomène peut finir par nuire à l’absorption et à la circulation de l’humidité et des nutriments. L’agent pathogène produit un mycélium blanc d’aspect cotonneux (moisissure blanche) qui se développe sur les lésions, et des sclérotes qui pourront éventuellement servir de source d’inoculum. Si les sclérotes sont abondants dans le grain, ils peuvent entrainer le déclassement de la récolte.

Bref, la moisissure blanche risque le plus d’apparaître si la fermeture des rangs, la floraison du soya, le développement des apothécies et les conditions climatiques favorables surviennent simultanément.

Conditions défavorables
Une période d’aide plus chaud (32,2 degrés C et plus) peut ralentir ou arrêter le développement des lésions. Le développement de la moisissure blanche peut être ralenti ou interrompu non seulement quand l’air est chaud, mais aussi quand la température du couvert végétal augmente pendant quelques jours, en même temps que les feuilles et les tiges sont sèches pendant la plus grande partie de la journée. La fermeture des rangs réduit la circulation de l’air, ce qui permet aux feuilles et aux tiges de rester humides pendant une longue période.

Lire la suite : les stratégies de lutte

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