Monsanto demande la permission de vendre du blé génétiquement modifié

Edmonton (Alberta), janvier 2003 – La compagnie Monsanto Canada demande au gouvernement fédéral l’autorisation de mettre du blé génétiquement modifié en vente sur le marché agricole.

Si la requête est acceptée, les cultivateurs pourraient ensemencer leurs champs avec cette semence résistante aux pesticides et en nourrir leurs animaux, ce qui risque d’élargir la controverse sur les aliments transgéniques à ce qui constitue actuellement la principale exportation agricole du pays.

Mais une porte-parole de la compagnie a soutenu mardi qu’il s’écoulerait probablement des années avant que le blé, conçu pour tolérer des doses élevées du pesticide Round Up de Monsanto, ne puisse avoir une utilisation commerciale.

Le dossier des aliments génétiquement modifiés a d’importantes implications pour les consommateurs comme pour les agriculteurs. L’adoption du canola transgénique par le Canada lui a fait perdre sa part du marché européen, où les consommateurs doutent de son innocuité et se méfient de son impact sur l’environnement. Certains craignent que les acheteurs de blé canadien n’aient la même réaction.

Le groupe de défense de l’environnement Greenpeace a demandé au ministre de l’Agriculture, Lyle Vanclief, de rejeter la demande de Monsanto. Greenpeace met notamment en doute la promesse de la compagnie de ne pas commercialiser du blé génétiquement modifié tant qu’un système de manutention distinct n’aura pas été conçu pour le tenir à l’écart du blé normal.

Le groupe écologiste soutient également que ce n’est pas à une multinationale de prendre la décision sur un sujet d’une telle importance.

L’Agence canadienne d’inspection des aliments a confirmé avoir reçu la demande de Monsanto le 23 décembre dernier.

Source : PC

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada

http://Aceis.AGR.CA/

Greenpeace Canada

http://www.greenpeacecanada.org/

Monsanto

http://www.monsanto.com/

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