Méthode certifiée pour la production d’un poulet moins gras

Saint-Hyacinthe (Québec), le 16 mai 2000 – Deux ans de recherches concertées entre Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) et la compagnie Oléanergie F2001 ont abouti au développement d’une méthode de production de poulets contenant beaucoup moins de gras.







Les analyses effectuées sur ce poulet ont démontré que la viande blanche contenait 70 pour cent moins de gras et la viande brune, 68 pour cent moins de gras.


Les analyses effectuées sur ce poulet ont démontré que la viande blanche contenait 70 pour cent moins de gras et la viande brune, 68 pour cent moins de gras et dans les deux cas, une proportion accrue d’acides gras insaturés, meilleurs pour la santé que les acides gras saturés.

La certification Oléanergie® prévoit des critères de qualité rigoureux. Elle repose sur le choix judicieux des ingrédients composant la moulée des poulets, notamment des grains et oléagineux, des multi-vitamines, des minéraux ainsi que des isolats de protéines de soya spécialement développés à cette fin en collaboration avec le Centre de recherche et de développement sur les aliments (CRDA) d’AAC. Un cahier de charge très strict au chapitre des conditions d’élevage assure aux poulets un environnement sanitaire et permet de réduire le stress de l’animal à un niveau minimal. Ceci permet, à un coût de production compétitif, de réduire la mortalité en cours d’élevage tout en maximisant la production de viande maigre. Enfin, un cahier de charge intégrant les normes HACCP et d’autres spécifications régit également les conditions d’abattage et de distribution du poulet.

« On observe dans l’industrie agroalimentaire canadienne une culture d’amélioration continue et Oléanergie F2001 en est un bel exemple, a déclaré le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, M. Lyle Vanclief. Je les félicite et leur souhaite le meilleur succès sur les marchés d’ici et d’ailleurs. »

Le projet a reçu l’appui du Programme de partage des frais pour l’investissement en R & D (PPFI) d’AAC et a fait appel à de nombreux experts du secteur public et privé. Oléanergie a fourni l’expertise sur l’élevage et la nutrition animale. Le Dre Martine Bouliane, titulaire de la chaire de santé avicole à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, a évalué la santé des poulets et les diététistes de Communications IN ont pris en charge l’analyse qualitative des composantes nutritionnelles de la viande. Le Laboratoire des technologies électrochimiques et des électrotechnologies d’Hydro-Québec a contribué de son expertise sur les électrotechnologies. Au CRDA, des spécialistes des protéines du soya, des électrotechnologies, de la qualité des viandes, de l’évaluation sensorielle et des procédés pilotes ont contribué au projet sous la coordination du Dre Joyce Boye, chercheure spécialisée en chimie des protéines.

Comme l’a expliqué le directeur R & D d’Oléanergie, M. Jean Flibotte, « l’ensemble de ces critères constitue la certification Oléanergie®. Nous espérons conclure prochainement des ententes avec des abattoirs intéressés à mettre en place cette certification au Canada et ailleurs. Ainsi, le consommateur devrait retrouver des poulets certifiés Oléanergie® dans les épiceries d’ici à la fin de l’an 2000. »

À l’été 2000, Oléanergie F2001 installera une unité de production d’isolats de protéines de soya de 7 000 pieds carrés dans le parc industriel de St-Hyacinthe. Cet investissement de 4 millions de dollars entraînera la création de 16 emplois et créera de nouveaux débouchés à haute valeur ajoutée pour le soya canadien destiné aux marchés domestiques et d’exportation.

Le Programme de partage des frais pour l’investissement en R & D a été créé afin d’accroître le niveau de collaboration en recherche agricole et agroalimentaire entre le secteur privé et AAC. Dans le cadre du programme, le Ministère investit un montant équivalant à celui de l’industrie pour tout projet de recherche admissible effectué en collaboration.

Rappelons que le CRDA, situé à Saint-Hyacinthe, a pour mission d’approfondir la connaissance des systèmes alimentaires et de favoriser l’innovation et la croissance de l’industrie alimentaire en lui donnant accès à ses ressources humaines, à ses infrastructures et à ses sources documentaires, et par le transfert de connaissances et de technologies.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada

http://Aceis.AGR.CA/

Centre de recherche et de développement sur les aliments (CRDA)

http://res.agr.ca/sthya/index.htm

Commentaires