Nomination de Bob Speller : « Les agriculteurs auront un véritable interlocuteur » – Laurent Pellerin

Longueuil (Québec), 12 décembre 2003 – « La nomination de M. Bob Speller est accueillie comme un souffle de renouveau dans le monde agricole canadien. En le nommant à ce poste, le premier ministre a fait un choix judicieux, désignant un interlocuteur susceptible d’opérer les consensus et les ralliements dont l’agriculture du pays a grand besoin. »

C’est en ces termes que le président de l’Union des producteurs agricoles(UPA) et également vice-président de la Fédération canadienne de l’agriculture(FCA), M. Laurent Pellerin, a réagi aujourd’hui à la nomination du toutnouveau ministre d’Agriculture et Agroalimentaire Canada.

M. Speller est particulièrement apprécié par le monde agricole canadien, où il jouit d’une enviable notoriété, de souligner M. Pellerin. On lui reconnaît en effet une excellente compréhension de l’agriculture canadienne dans toute sa diversité et des enjeux auxquels elle est confrontée.

On se rappellera que M. Speller avait présidé, en 2002, un groupe detravail spécial mandaté par le premier ministre sur les voies de l’avenir dansl’agriculture. Le rapport de cette instance spéciale traduisait admirablementbien le sentiment d’une vaste majorité de producteurs à travers tout leCanada, y compris au Québec.

C’est en effet Bob Speller qui écrivait : « Bon nombre d’agriculteurspensent que leurs idées ne sont pas prises en compte, que les pouvoirs publicsont déjà pris des décisions importantes et que les consultations ne sont quede la poudre aux yeux. »

Clairvoyant et pressentant sans doute en cela la longue et tumultueusesaga du nouveau Cadre stratégique agricole (CSA), il ajoutait : « De plus, oncraint que les projets annoncés sur les aides agricoles soient inapplicableset témoignent d’un désir de simplifier les tâches administratives plutôt qued’un souci d’aider vraiment les agriculteurs. »

Depuis, on sait à quel point le nouveau cadre s’est attiré les foudres detoutes les organisations agricoles du pays, qui se sont senties flouées par legouvernement. La plupart des provinces, dont le Québec, s’y sont ralliéesdifficilement et sans enthousiasme, n’ayant pas d’autre choix de le faire pourenfin toucher la part des sommes qui leur échoit.

« S’ils se cherchaient un interlocuteur crédible qui les écoute et lescomprend, les agriculteurs du Canada l’ont trouvé en M. Speller. Celui-ci nesera donc pas surpris si un des tout premiers gestes que les agriculteursattendent de lui est de reporter d’un an la mise en oeuvre du CSA, le temps derefaire les consensus et de rétablir les ponts entre les représentants del’Etat et ceux du monde agricole », de souhaiter ardemment M. Pellerin.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

Fédération Canadienne de l’agriculture
http://www.cfa-fca.ca/

Union des producteurs agricoles (UPA)
http://www.upa.qc.ca/

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