OGM : Trois condamnations avec sursis après l’arrachage de cultures Monsanto en France

France, 26 octobre 2001 – Trois personnes représentant la Confédération paysanne (Sanchez Mateo), le collectif anti-OGM (M. Lantaron) et le comité pour l’Agriculture Bio (Madame Colas) ont été reconnues coupables et condamnées à verser une amende de 3000 francs avec sursis par le tribunal correctionnel d’Auch (Gers) pour avoir détruit le 28 août, 400 mètres carrés de cultures expérimentales d’organismes génétiquement modifiées (OGM) de Monsanto, dont 120 mètres carrés de maïs OGM. La firme américaine, qui s’était portée partie civile et dont les représentants ont été entendus en qualité de témoins, ont reçu un franc symbolique. « Satisfaite » que les torts des personnes citées aient été reconnus, la société n’en en envisage pas moins de faire appel du jugement. « La peine nous semble notoirement insuffisante et en tout cas pas de nature à dissuader d’autres actions du même type », commente-t-on au siège de Monsanto France à Lyon. Au cours des deux derniers mois, cinq des essais menés par Monsanto ont été détruits par des personnes hostiles aux cultures OGM.

Monsanto rappelle qu’à la suite de 8 destructions, peu ou prou similaires d’essais développés par la société, la justice a condamné deux fois les auteurs des faits; les six autres affaires sont en attente d’actions judiciaires.

Le 26 octobre, une dizaine de personnes, ayant participé au fauchage de cultures OGM dans la Drôme sont convoquées devant la chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Valence sur citation directe avec constitution de partie civile de la société Biogemma. Biogemma, filiale du groupe semencier coopératif Limagrain, « espère faire condamner les militants et briser le mouvement de résistance anti-OGM », affirme la Confédération paysanne.

Source : Les Échos

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Monsanto

http://www.monsanto.com/

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