Olymel souhaite une réforme en profondeur de l’industrie porcine au Québec

Saint-Hyacinthe (Québec), 27 septembre 2006 – Devant les sévères perturbations qui affectent l’industrie porcine au Québec et menacent sa survie, Olymel a annoncé son intention d’interpeller ses principaux partenaires dans l’industrie afin de discuter des moyens à mettre en oeuvre pour assurer un retour à la rentabilité. Seulement en ce qui a trait à Olymel,près de 4 000 emplois sont menacés dans le secteur du porc frais si rien n’estfait pour améliorer les conditions de production, de mise en marché,d’abattage et de transformation. Les problèmes chroniques du secteur du porcfrais ont entraîné entre 2003 et 2005 des pertes de plus de 100 millions dedollars, auxquelles devrait s’ajouter une perte de plus de 55 millions pour2006.

C’est dans ce contexte difficile qu’Olymel a pris l’initiative de confier à Me Lucien Bouchard, associé chez Davies Ward Phillips & Vineberg, le mandat de conduire des négociations dans le but d’apporter des solutions durables aux graves problèmes que connaît l’entreprise. Dans le cadre de son mandat,Me Bouchard fera appel aux représentants des grandes organisations du secteuragricole comme l’Union des producteurs agricoles (UPA) et la Fédération desproducteurs de porcs du Québec, aux organisations syndicales représentant lestravailleurs au sein d’Olymel et aux représentants gouvernementaux concernés.Sa démarche pourra également englober des interventions auprès de tous lesacteurs de l’industrie porcine qu’il jugera utile d’associer à la réussite desa mission.

« Réunir les différents partenaires de l’industrie du porc pour chercher,autant que pour proposer des solutions et diriger les efforts de chacun versune consolidation de l’industrie représente un défi pour Me Lucien Bouchard etune nécessité pour la survie d’Olymel et de l’ensemble de ce secteur.Me Bouchard a toute la confiance d’Olymel et il en aura également tout lesoutien. Me Bouchard devra d’abord insister sur l’urgence d’agir. Olymel voitses efforts de restructuration bloqués et l’avenir de ses employés et del’entreprise est compromis dans le secteur du porc frais au Québec en raisondes conditions du marché qui ne cessent de se détériorer. Nous avons bonespoir que Me Bouchard pourra mobiliser l’ensemble du milieu pour trouver dessolutions à long terme. La résolution des problèmes du secteur du porc fraisau sein de l’entreprise permettra par ailleurs à Olymel de concentrer sesefforts au développement et au service de sa clientèle », d’affirmer leprésident directeur-général d’Olymel s.e.c., M. Réjean Nadeau.

Olymel, qui occupe près de 60% du marché québécois, subit depuis troisans les contrecoups de l’appréciation vertigineuse du dollar canadien. Cettesituation a considérablement réduit les marges bénéficiaires d’Olymel tant surles marchés domestiques que sur les marchés d’exportation où l’entrepriseécoule plus de 50% de sa production. S’ajoutent à ce facteur négatif unapprovisionnement incertain et des coûts de main d’oeuvre qui dépassentlargement ceux de ses compétiteurs. En outre, comparativement à la concurrenceaméricaine, Olymel doit composer avec des usines de taille inférieure et desporcs d’un poids plus léger. En amont, les producteurs de porcs viventégalement des problèmes criants résultant, entre autres, des conséquences dumoratoire sur la production porcine imposé en 2002. Ils font également face àl’impossibilité dans laquelle ils se sont trouvés jusqu’ici d’étendre leurproduction sur une plus grande échelle. Ils sont aussi frappés par les effetsde la maladie dite du syndrome post sevrage qui a décimé une partie du cheptelporcin du Québec.

« Mon mandat consiste à réunir dans les meilleurs délais les conditionsqui permettront non seulement à Olymel de poursuivre ses activités dans lesecteur du porc frais au Québec, mais également d’améliorer la position del’ensemble de l’industrie porcine du Québec face à ce qui se passe ailleurssur le continent. La réussite de cette entreprise est dans l’intérêt de tous,des producteurs, des travailleurs de l’industrie et des pouvoirs publics. J’yconsacrerai la plus grande énergie possible », de préciser Me Lucien Bouchard.

Demande en révision de la décision arbitrale relative à la fermeture de l’usine de St-Simon
Olymel a par ailleurs annoncé son intention de déposer auprès de la Coursupérieure une requête en révision judiciaire de la décision arbitrale renduele 30 août dernier par Me Jean-Pierre Tremblay qui empêche la fermetureplanifiée de l’usine de Saint-Simon. Cette dernière devait définitivementfermer ses portes le 1er septembre dernier, mais différents recours entaméspar le syndicat affilié à la Fédération du commerce de la CSN, dont un griefqui a conduit à la décision arbitrale du 30 août dernier, ont empêché lafermeture de cet établissement de désossage et de découpe de viande de porc.Cette fermeture s’inscrit dans le cadre d’un plan de restructuration généralemis en oeuvre en début d’année et qui vise une rationalisation des coûts dansce secteur.

Olymel a toutefois pris bonne note de la volonté exprimée publiquementpar le président de la Fédération du commerce de la CSN, M. Jean Lortie, detrouver des solutions aux problèmes de cette industrie actuellement en crise.Cette déclaration coincide avec le souhait d’Olymel d’obtenir la coopérationdes syndicats représentant les travailleurs du secteur du porc frais del’entreprise et des autres intervenants concernés dans la recherche desolutions.

A propos d’Olymel
Olymel s.e.c. occupe le premier rang au Canada dans le domaine del’abattage, de la transformation et de la distribution des viandes de porc etde volaille, avec des installations au Québec, en Ontario et en Alberta.L’entreprise emploie au-delà de 11 000 personnes et exporte près de la moitiéde ses ventes, principalement aux Etats-Unis, au Japon et en Australie, ainsique dans une soixantaine d’autres pays. Son chiffre d’affaires devraitatteindre près de 2,5 milliards de dollars cette année, avec une capacitéd’abattage et de transformation de 160 000 porcs et 1,6 million de volaillespar semaine. L’entreprise commercialise ses produits principalement sous lesmarques Olymel, Lafleur et Flamingo.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Olymel
http://www.flamingo.qc.ca/

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