Optimisme en baisse chez les PME

Montréal (Québec), 26 juin 2003 – Selon les résultats du dernier sondage de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), les attentes des dirigeants de PME quant à la performance prévue de leur entreprise au cours de la prochaine année accusent une baisse significative par rapport au premier trimestre de 2003. Ce fléchissement d’optimisme estplus apparent sur le court terme et s’explique par le lot de mauvaisesnouvelles qui a déferlé au cours du printemps. On pense, bien sûr, au SRAS età la maladie de la vache folle, mais surtout à l’augmentation des coûtsd’assurances dont l’impact se fait sentir chez un grand nombre de dirigeantsde PME. L’indice du Baromètre trimestriel a reculé de quatre points ets’établit maintenant à 104,8 soit une baisse de 4 points par rapport au sommethistorique du printemps 2002 et le plus bas niveau depuis les événements du11 septembre 2001.

Facteurs externes : coûts des assurances
« La hausse rapide des primes d’assurance commerciale affecte larentabilité des entreprises, particulièrement celle des plus petites firmes.L’impact financier est tel que la FCEI réclame des gouvernements une étude surl’augmentation rapide du coût des assurances. Ces hausses successivesexpliquent en grande partie l’instauration d’un climat plus morose constatélors de ce sondage » a indiqué monsieur Richard Fahey, vice-président, Québecde la FCEI. Au Canada, trois quarts des chefs d’entreprise estiment que laquestion des coûts d’assurance se traduit par des répercussions négatives surla gestion de leur firme. Au Québec, ce sont 57 % des PME qui seront affectéesdirectement par ces augmentations de primes.

Cependant, d’autres facteurs externes expliquent la détérioration desattentes des entrepreneurs. « Le conflit du bois-d’oeuvre a touché 36 % desentreprises québécoises, tandis que 28 % d’entre elles attribuent au conflitaméricano-irakien une partie de la baisse de leurs ventes vers les Etats-Unis.Ailleurs au Canada, on constate que le SRAS et la maladie de la vache folle(ESB) ainsi que la fermeture de la pêche contribuent directement à la baissed’optimisme des entreprises concernées par les conséquences de ces phénomènessur leurs entreprises » a expliqué Pierre Emmanuel Paradis, économisteprincipal à la FCEI.

Un optimisme…à plus long terme
Ainsi, l’opinion prépondérante de 45 % des dirigeants des PME du Canadaest à l’effet que d’ici un an, la situation de leur firme se sera améliorée,contre 18 % qui s’attendent à une performance plus faible et 37 % estimant quela performance de leur entreprise sera la même. Cette situation est plus oumoins similaire à celle dénotée en mars dernier.

Baisse de l’emploi
Les perspectives d’emploi dans les PME semblent elles aussi avoirlégèrement fléchi par rapport aux résultats du mois de mars dernier. Dansl’ensemble, 25 % des chefs d’entreprise du Canada prévoient embaucher dupersonnel à temps plein au cours des 12 prochains mois, alors que 10 %s’attendent à réduire leur effectif. On s’attend à très peu de changement ducôté des emplois à temps partiel, avec seulement 11 % des chefs d’entreprisecomptant embaucher plus de personnel à temps partiel et 8 % prévoyant réduirele nombre de postes de ce type. Les deux indicateurs affichent tous deux unléger recul.

Par ailleurs, les résultats du Baromètre trimestriel indiquent que lessecteurs de l’agriculture, la construction, le commerce de détail et celui del’hébergement et de la restauration ont été les plus durement touchés, alorsque les services aux entreprises, les services sociaux et les servicesfinanciers sont les secteurs les plus épargnés.

« En définitive, malgré les effets des crises successives externes desderniers mois qui ont heurté l’économie québécoise et canadienne, force est deconstater que les PME tant québécoises que canadiennes maintiennent un niveaud’optimisme exemplaire », de conclure Monsieur Paradis.

Effectué entre le 2 et le 13 juin 2003, le sondage a été complété par3 070 répondants. Pour une première fois, il permet d’analyser les impactsrelatifs des différentes crises par région et par secteur d’activités.

Les résultats nationaux sont précis à 1,8 point de pourcentage près, 19fois sur 20.

Le rapport de recherche est disponible sur le site Internet de la FCEI.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI)
http://www.fcei.ca/

Commentaires