PCSRA : il faut agir maintenant

Ottawa (Ontario), 15 novembre 2006 – La Fédération canadienne de l’agriculture (FCA) est amèrement déçue de constater que les ministres de l’Agriculture du Canada n’ont pas accompli de nouveaux progrès en vue de réformer le PCSRA pour aborder des questions comme le déclin des marges et la flexibilité. La FCA demeure optimiste étant donné que les ministres ont convenu qu’il reste du travail à faire pour « cerner et combler les lacunes et apporter des améliorations aux programmes de gestion des risques de l’entreprise » mais il faut bien comprendre que des progrès doivent se faire tout de suite.

« L’OMC est dans une impasse. Les États-Unis et l’Union européenne peuvent continuer à verser leurs subventions énormes qui faussent les échanges commerciaux. Les agriculteurs canadiens traversent les trois pires années de leur histoire sur le plan des revenus agricoles, a déclaré le président de la FCA, Bob Friesen. Malgré tout cela, nous ne savons encore rien aujourd’hui de ce qui doit être fait pour réformer adéquatement un programme qui ne soutient pas la concurrence et n’est même pas prévisible. Combien de fois les agriculteurs devront ils le répéter? Un programme de soutien du revenu qui n’est pas prévisible ou négociable en banque ne saurait être considéré comme un programme de soutien du revenu. »

Les membres de la FCA, qui représentent des familles d’agriculteurs de tous les coins du pays, constatent que le PCSRA ne convient pas à toutes les productions ni à toutes les régions. Un programme de soutien du revenu doit être prévisible et négociable en banque pour les agriculteurs. Il doit être assez souple pour s’adapter aux besoins régionaux et doit pouvoir aborder le problème du déclin des marges et celui des subventions étrangères élevées. La FCA ne se contente toutefois pas d’exprimer des réserves à l’égard du PCSRA, mais elle est aussi proactive en proposant des solutions au problème. Les solutions qu’elle propose peuvent aider à atteindre ces buts sans nécessairement coûter plus cher aux gouvernements.

« Le travail effectué sur des programmes d’aide en cas de catastrophe et des programmes d’assurance production est une bonne chose, mais pour les producteurs c’est le PCSRA qui prime. Le ministre a dit lui même qu’un programme axé sur la marge ne peut pas répondre aux besoins de toute l’industrie. Le PCSRA ne convient toujours pas à toutes les productions ni à toutes les régions, a dit M. Friesen. L’industrie attend encore que les gouvernements honorent leur engagement de donner aux agriculteurs un programme de soutien du revenu qui soit prévisible et négociable en banque. »

« Les producteurs ont pris l’initiative de proposer des solutions pour améliorer les programmes sans demander nécessairement à l’État de débourser davantage. Ce pourrait être une solution gagnante sur toute la ligne, pourtant nous tardons à agir. Nous traversons aujourd’hui la pire crise du revenu agricole depuis la Crise de 1929. Nous ne le soulignerons jamais assez : il faut agir maintenant. »

Fondée en 1935 afin de donner une seule voix unifiée aux agriculteurs canadiens, la Fédération canadienne de l’agriculture (FCA) est le plus important organisme agricole au pays. On trouve, parmi ses membres, des organismes agricoles provinciaux et des groupements nationaux et interprovinciaux de producteurs spécialisés. Par l’entremise de ses membres, la Fédération représente plus de 200 000 agriculteurs canadiens et familles canadiennes d’agriculteurs, d’un océan à l’autre.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

Fédération Canadienne de l’agriculture
http://www.cfa-fca.ca/

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