Québec solidaire dénonce le manque de vision du gouvernement dans le dossier des cyanobactéries

Montréal (Québec), 6 juin 2007 – Le gouvernement libéral vient de présenter son plan d’action concerté visant la protection des lacs et cours d’eau du Québec. Bien que ce plan soit une initiative louable, Québec solidaire a constaté de graves lacunes à sa lecture, autant concernant l’approche préconisée que le budget alloué à sa mise en oeuvre.

En effet, le plan ne prévoit aucun resserrement de la réglementation niaucun contrôle supplémentaire quant au respect des normes. L’approche consisteessentiellement à proposer des mesures volontaires visant à augmenter lasensibilisation des riverains. Plusieurs activités parmi les plus polluantes,notamment celles liées à l’agriculture intensive, ne sont pas ciblées par ceplan d’action. De plus, l’objectif de réduire les rejets de phosphore dansl’eau est souhaitable, mais la question de la contamination par lescyanobactéries ne se résume pas qu’à celui-ci : le phénomène est plus complexeet le lien avec les teneurs en phosphore est loin d’être direct.

Le budget restreint que le gouvernement alloue à ce plan est dévolupresque entièrement au volet sensibilisation. Aucune ressource supplémentairene viendra donc renforcer le contrôle de la réglementation ou la recherche surce phénomène, qui sont pourtant des moyens essentiels pour contrer lacontamination rapidement.

« Le gouvernement doit agir d’une façon musclée pour lutter contre lacontamination par les cyanobactéries. Il faut resserrer les normes en matièrede pollution de l’eau et sortir de cette vision cloisonnée qui isole unpolluant ou un usage de l’eau au lieu d’agir sur l’ensemble. Cetteprolifération d’algues bleues est la démonstration que cette approchesectorielle est vouée à l’échec, » d’affirmer Françoise David, co-porte parolede Québec solidaire.

« Il faut mettre en oeuvre une réelle gestion intégrée à l’échelle desbassins versant sur l’ensemble du territoire, en commençant par soutenir àhauteur de leurs besoins les organismes de bassins existant. Il faut aussiaugmenter le contrôle de la réglementation et la recherche concernant lapollution aquatique, et cela nécessite un budget important. Les citoyens etles citoyennes du Québec ont davantage besoin d’eau potable que de baissesd’impôt, » d’ajouter Amir Khadir, co-porte parole de Québec solidaire.

Le Ministère du Développement Durable, de l’Environnement et des Parcsprévoit que le nombre de lacs contaminés cette année sera plus élevé que l’andernier. La question de la contamination des lacs par les algues bleues estplus qu’inquiétante. Il est question ici de protéger la santé publique dontles sources d’eau potable dont nous dépendons. Tous les autres usages de l’eausont également compromis par les algues bleues, incluant la baignade, letourisme, mais aussi la valeur de l’immobilier riverain. Au Québec, les lacsfont partie de notre mode de vie et de notre patrimoine. Il est de laresponsabilité du gouvernement mais également de chacun d’entre nous de toutmettre en oeuvre pour les protéger.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec
http://www.menv.gouv.qc.ca

Québec Solidaire
http://www.quebecsolidaire.net/

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