Québec dévoile sa politique bioalimentaire

Le gouvernement québécois a dévoilé le 6 avril sa politique bioalimentaire, 10 ans après le rapport Pronovost et un an de consultations menées auprès de nombreux acteurs de l’industrie, dont le Sommet de l’alimentation. Cette politique est établie sur une période de sept ans, soit de 2018- à 2025.

Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) a dévoilé les orientations qui ont guidé ses démarches.

  • Une offre de produits répondant aux besoins des consommateurs;
  • Des entreprises prospères, durables et innovantes;
  • Des entreprises attractives et responsables;
  • Des territoires dynamiques contribuant à la prospérité du bioalimentaire.

La première orientation comprend plusieurs pistes de travail, comme promouvoir les produits d’ici et le respect des normes aux produits importés. La formation et la gestion du risque font partie de la 2e orientation. La promotion de la relève, la santé animale et l’environnement figurent dans la troisième, alors que la mise en valeur des terres agricoles et l’attractivité du territoire se retrouvent dans la dernière orientation.

Le MAPAQ ajoute que sept principes ont guidé l’élaboration et guideront la mise en œuvre de cette politique. Le ministère a énuméré plusieurs adjectifs pour la qualifier: « inclusive, axée sur un dialogue permanent, renforcée par une responsabilité partagée avec les partenaires, plurielle, innovante, entrepreneuriale, renouvelable et mesurable ».

Voici les sept cibles visées :

  • Investir 15 G$ en production agricole et aquacole, dans les pêches et en transformation alimentaire;
  • Accroître de 6 G$ les exportations bioalimentaires internationales du Québec;
  • Ajouter 10 G$ de contenu québécois dans les produits bioalimentaires achetés au Québec;
  • Augmenter la part des entreprises agricoles et de transformation alimentaire québécoises ayant implanté des pratiques d’affaires responsables;
  • Doubler la superficie en production biologique;
  • Augmenter de 52 % à 70 % la part des volumes de produits aquatiques québécois écocertifiés;
  • Améliorer la valeur nutritive des aliments transformés au Québec.

Québec compte investir 1 milliard sur cinq ans, grâce entre autres à une collaboration du fédéral qui contribuerait pour la moitié de ce budget. Le MAPAQ souhaite entériner la politique dans un projet de loi qui pourrait être déposé dès la semaine prochaine.

La politique bioalimentaire est décrite en détail sur le site du MAPAQ.

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