Quel est l’avenir du secteur des services alimentaires au Canada?

Toronto (Ontario), 30 janvier 2007 – Selon des experts en culture et enalimentation réunis à Toronto, le repas le plus souvent pris àl’extérieur de la maison, au Canada, reste le déjeuner. En outre, les menus canadiens font de plus en plus de place à la fraîcheur, aux petites portions et aux aliments biologiques. Le 15e congrès annuel Foodservice Interchangeréunit David Foot, démographe renommé; A. Elizabeth Sloan, conseillèreinternationale en nutrition et ancienne rédactrice en chef du magazineMcCall’s; Rosanna Caira, rédactrice en chef et éditrice du magazineFoodservice and Hospitality; NPD, experts en études de marché, et lesentreprises en restauration Sir Corp. et Dairy Queen. Le congrès passe enrevue ce que les Canadiens mangent à l’extérieur de la maison et offre unaperçu des tendances qui se dessineront avec le vieillissement de lapopulation et avec l’intérêt pour les nouvelles cultures, les nouvellessaveurs et les nouveaux concepts de restauration.

« Ce congrès souligne comment le secteur de l’alimentation entend évoluerafin de répondre aux besoins actuels des Canadiens tout en anticipantl’avenir », a déclaré Gabby Nobrega, première vice-présidente, services auxmembres et communications, Produits alimentaires et de consommation du Canada(PACC). « Offrir aux Canadiens des options alimentaires de qualité,sécuritaires et intéressantes et qui tiennent compte de l’évolution culturelleet du vieillissement de la population exige beaucoup de planification etd’ingéniosité. Le fait que nous voyons dans les étalages des épiceries lesproduits préférés de nos services alimentaires n’est qu’un exemple deschangements qui se profilent à l’horizon », a-t-elle ajouté.

Ce que révèlent les chiffres
Dans sa présentation intitulée « How Changing Demographics are RedefiningConsumer Foodservice Needs » (Comment l’évolution démographique redéfinit lesbesoins des consommateurs en alimentation), David Foot jette un regard sur lesdonnées démographiques à la base des tendances actuelles. « Nos besoinsalimentaires évoluent à mesure que nous vieillissons, ce qui créera unenouvelle réalité à laquelle les restaurants et les institutions devronts’adapter. Nous verrons aussi apparaître des préférences différentes selon lesgroupes d’âge », a remarqué M. Foot, auteur de « Entre le boom et l’écho ». « Parexemple, à mesure que nous vieillissons, le volume de la musique et laquantité d’épices pèsent pour beaucoup dans la décision d’aller ou non aurestaurant et, si oui, à quel restaurant nous mangerons. »

Goût et commodité
Il est clair que les Canadiens aiment manger au restaurant, mais on noteaussi une augmentation du nombre de repas achetés au restaurant pour êtremangés à la maison, selon Jane Graham, directrice générale, Servicesalimentaires, NPD Canada, et Harry Balzer, expert du secteur etvice-président, NPD Group, Inc., (US). Leurs présentations, intitulées « EatingPatterns in America et Only in Canada, eh? What Makes the Canadian ConsumerUnique? » (Habitude alimentaires en Amérique et Seulement au Canada? Qu’est-cequi rend les consommateurs canadiens uniques?), permettent de montrer qu’iln’existe pas beaucoup de différences importantes entre les Canadiens et lesAméricains pour ce qui est de leurs préférences alimentaires. Parmi lesprincipales tendances observées, on doit noter la sécurité alimentaire, lesoptions « santé » ainsi que les produits locaux frais et biologiques. Parailleurs, la tendance véritable se trouve dans la façon dont les entreprisesdu secteur alimentaire font des repas préparés à l’extérieur de la maison unesolution pratique pour les consommateurs qui manquent de temps.

Peut-on juger d’après la couverture?
Rosanna Caira, rédactrice en chef des magazines Foodservice andHospitality et Hotelier Magazine, a présenté une rétrospective du secteuralimentaire au moyen d’une série d’articles-couverture et a parlé des dixaliments qui ont prédominé en 2006. Sa présentation a aussi abordé la façondont la salubrité des aliments et l’environnement sont pris en compte dans lesactivités commerciales et les nouvelles du secteur. « Les articles en pagecouverture dressent le portrait de l’évolution du secteur et de la façon dontil relève des défis très complexes. »

Un avant-goût de l’avenir
Une fusion de diverses tendances et cultures façonne l’évolution desgoûts, affirme A. Elizabeth Sloan, dans le cadre de l’allocution « Putting theTrends to Work for You » (Savoir tirer profit des tendances). « D’autrestendances, dont le sexe de la personne, les aliments réconfortants, ladécouverte de nouvelles saveurs et l’exposition croissante du grand public auxaliments fins, créent un contexte de restauration très dynamique », a affirméMme Sloan. « La tendance la plus importante que les exploitants devraientmettre à profit est la forte demande des consommateurs pour des options”santé” au menu; il s’agit en effet d’un facteur clé pour tous les âges,groupes démographiques et ethnies. Créant une toile de fond qui aidera lesecteur à faire preuve d’une réelle créativité, la recherche prouve qu’ilexiste des différences nettes entre les hommes et les femmes, en matière detendances liées à la restauration. Il s’agit d’une possibilité trèsintéressante à exploiter pour le secteur. »

A la croisée des classiques et des concepts
Corey Dalton, chef de l’exploitation, et George Kakaletris,vice-président à la commercialisation et à la stratégie de marque de SIR Corp.(Service Inspired Restaurants(MD)), de même que Jean Champagne, chef del’exploitation, Groupes internationaux, Dairy Queen Canada, Inc., ont partagédes anecdotes sur la façon dont le secteur crée et recrée des expériences pourles clients des services alimentaires, un détail à la fois. Leurs exemplesillustrent comment tant la création de nouveaux établissements que larenaissance d’une légende du secteur de l’alimentation soulignent l’innovationet la résilience du secteur.

« La clé du succès dans le secteur de la restauration est la connaissancedu client, la compréhension de ses besoins et la qualité de l’expérience quilui est offerte », a affirmé M. Champagne dans sa présentation « Dairy QueenCanada, Inc. – A Smile and a Story » (Dairy Queen Canada, Inc. – Un sourire etune histoire). Dans le même ordre d’idées, M. Dalton de SIR Corp. croit que lefacteur le plus important pour la réussite des restaurants de type décontractéest l’adaptation à l’évolution des demandes du consommateur, ce qui revient àoffrir une excellente qualité et une excellente valeur tout en mettantconstamment à jour les menus pour satisfaire un intérêt croissant pour lesaliments santé et ethniques.

A propos de FSI
Foodservice Interchange (FSI) est le plus prestigieux événement canadiendu secteur des services alimentaires. Les participants comprennent desfabricants de produits alimentaires, des exploitants et des établissementsincluant des exploitants indépendants, ainsi que des chaînes de restaurantsnationales et internationales. FSI est présenté par PACC et par le Conseilcanadien des distributeurs en alimentation (CCDA). Cette année marque la 15eédition de ce congrès annuel.

A propos de PACC
Les Produits alimentaires et de consommation du Canada (PACC) sont laplus grande association représentant des entreprises canadiennes quiexploitent et commercialisent une gamme de marques nationales et dedétaillants de produits alimentaires et de consommation vendus par desépiceries, des pharmacies, des clubs-entrepôts, des dépanneurs, desdistributeurs et des exploitants de services alimentaires.

En 2005, le secteur employait quelque 291 000 Canadiens dans l’ensembledu pays, ce qui en fait le plus important employeur du secteur de lafabrication au Canada. Il a contribué pour 24 G$ annuellement au PIB (soit13 % du produit national brut provenant du secteur de la fabrication). Sur unebase annuelle, le secteur donne environ 100 M$ en espèces à des causescharitables ainsi que plus de 5 millions de sacs d’épicerie aux banquesalimentaires du pays. Le secteur est reconnu pour son respect de normesréglementaires élevées et est régi par 442 lois fédérales et provinciales, pardes milliers de règles ainsi que par des normes qu’il s’est lui-même fixées.

A propos du CCDA
Le Conseil canadien des distributeurs en alimentation (CCDA) est uneassociation sans but lucratif dont la mission est de rehausser et depromouvoir les intérêts de l’industrie de la distribution alimentaire auCanada. Nous mettons tout en oeuvre pour reconnaître, favoriser et promouvoirles meilleures pratiques au sein de l’industrie dans l’intérêt de nos membreset des consommateurs canadiens. Le secteur de la distribution alimentaire estle deuxième secteur commercial en importance au Canada. Les membres du CCDAemploient plus de 455 000 Canadiens, génèrent une valeur de 70,1 G$ etreprésentent 85 % de tous les produits d’épicerie (aliments, articles nonalimentaires, boissons non alcoolisées) distribués au Canada.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Conseil canadien de la distribution alimentaire (CCDA)
http://www.ccgd.ca/

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