Questionnaire aux formations politiques du Québec : Greenpeace distribue ses notes

Montréal (Québec), 13 mars 2007 – Greenpeace rend publique son évaluation des partis politiques pour la campagne en cours.

Le Parti vert du Québec obtient la meilleure note, soit 94 %, suivi deprès par Québec Solidaire, qui obtient une note pondérée de 90 %. Les troispartis qui recueillent à l’heure actuelle la plus large part des intentions devote n’ont pas réussi à obtenir la note de passage. Le Parti québécois mène cegroupe avec une note de 47 %, suivi du Parti libéral du Québec, qui obtientune note pondérée de 32 %. Pour sa part, l’Action démocratique du Québec sevoit accorder une note de zéro.

D’entrée de jeu, Greenpeace dénonce le manque de transparence de l’ADQsur les grands enjeux environnementaux. En effet, l’ADQ a décidé de ne pasrépondre au traditionnel questionnaire électoral de Greenpeace. L’ADQ estainsi devenu le second parti, après les conservateurs de Stephen Harper sur lascène fédérale, à refuser de se prêter à cet exercice d’information desmembres de Greenpeace et du public.

Un grand fossé
Greenpeace note une grande différence entre les notes qu’ont obtenuesQuébec solidaire et le Parti vert du Québec et celles obtenues par les troisprincipaux partis du Québec. « Il y a encore entre les partis qui ont exercé lepouvoir jusqu’à maintenant, un fossé trop important entre le discoursenvironnemental et les gestes concrets que ces derniers sont prêts à poser »,croit Steven Guilbeault, directeur de Greenpeace au Québec. « Cette situationn’a plus de raison d’être devant l’urgence d’agir sur le plan environnementald’une part et d’autre part devant les préoccupations environnementales desQuébécois et des Québécoises ».

Forêt et OGM
En ce qui a trait à la forêt boréale, Greenpeace note que les engagementspris par les trois principaux partis politiques sont bien minces, voireirresponsables. « C’est dans l’urgence qu’on reconnaît les vrais leaders »,estime Mélissa Filion, responsable de la campagne Forêt boréale chezGreenpeace. « Pour le moment, ni le PQ, ni l’ADQ, ni le PLQ n’en font preuve ence qui a trait à la protection de la forêt boréale. »

Sur les OGM, il est clair que les trois principaux partis ont adopté lapolitique de l’autruche. Par conséquent, ils laissent à Monsanto et augouvernement fédéral champ libre aux OGM. « Ce n’est pas très courageux pourdes partis qui prétendent vouloir gouverner le Québec après le 26 mars », lanceEric Darier, responsable de la campagne OGM chez Greenpeace. « Rappelons quetous les sondages d’opinion depuis environ cinq ans indiquent que 80 à 95 %des gens au Québec veulent avoir le droit de savoir et donc le droit de ne pasmanger d’OGM. Les trois principaux partis sont donc en rupture fondamentaleavec l’opinion publique québécoise sur ce sujet. Quel que soit le prochaingouvernement, il aura à faire face au problème des OGM, qu’il le veuille ounon. »

Le 27 février dernier, Greenpeace a fait parvenir 17 questions aux cinqprincipales formations politiques du Québec. Ces questions portaient sur letransport durable, l’énergie nucléaire, la lutte aux changements climatiques,la protection de la forêt boréale, la lutte aux OGM et l’agriculture durable,etc. Le questionnaire, les réponses des partis politiques, les commentaires etles notes attribuées par Greenpeace sont disponibles sur le site internet del’organisation.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Greenpeace Canada
http://www.greenpeacecanada.org/

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