Réussir son soya IP

Il suffit d’un seul plant d’herbe à poux par mètre carré dans un champ de soya au stade d’émergence pour entrainer une perte de 10 % des rendements. Le désherbage, c’est sérieux!

« Dans le soya conventionnel et IP, la rentabilité passe par le contrôle des mauvaises herbes », affirme Valentin Baciu, agronome chez Ceresco.

Lorsque l’on compare ces variétés non-OGM avec celles qui sont Roundup Ready, pour les mêmes maturités, les rendements sont pratiquement équivalents, observe Valentin Baciu. Par contre, les soyas conventionnels et IP peuvent rapporter une prime de 12 à 15 %. « Aussitôt qu’on a quelques mauvaises herbes par mètre carré, on perd cet avantage. »

Ceux qui doutent des impacts des mauvaises herbes sur les rendements peuvent consulter ce tableau publié par le ministère de l’Agriculture de l’Ontario (MAAARO), fondé sur des données de Weedpro 75, une base de données pour la production de cultures de champs en Ontario. On y énumère les principales mauvaises herbes et leur impact sur le rendement du maïs et du soya, selon des densités d’une et de cinq mauvaises herbes par mètre carré.

Étant donné les prix élevés des grains actuellement, les producteurs ont tout intérêt à réaliser un bon désherbage, croit Valentin Baciu. D’autant plus qu’en soya IP, la prime est reliée à une certaine qualité, que des taches produites par des mauvaises herbes peuvent affecter.

Les grandes compagnies d’herbicides proposent toutes des mélanges à multiple mode d’action qui coûtent environ 100 $ l’hectare. Le succès de l’application de ces mélanges est garanti, sinon le fournisseur reprend l’application.

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