Semis à taux variables dans le soya

Les équipements permettant des semis à taux variables sont maintenant largement disponibles. Pour bien des producteurs et agronomes, cependant, une question demeure : en fonction de quels critères pourrait-on faire varier les taux de semis? Les résultats d’analyses de sol, le type de sol ou les rendements géoréférencés des années antérieures?

Dans les champs de soya de Rulon Enterprises, en Indiana, Rodney Rulon et ses cousins Roy et Ken ont choisi de faire varier le taux de semis du soya en fonction du taux de matière organique.

Comme le rapporte le magazine The Furrow, de John Deere, la famille Rulon réalise un échantillon de sol par acre, et ce, depuis près de 20 ans. On sait que les sols avec 1,2 % de matière organique sont de faible productivité, tandis que ceux à plus de 3 % de matière organique sont de haute productivité.

En fonction de la moyenne du taux de matière organique dans un champ, Rodney Rulon établit un taux de semis moyen, par exemple 140 000 semences à l’acre. Il fixe ensuite les variations du taux de semis en fonction des variations du taux de matière organique.

Le taux de semis est inversement proportionnel au taux de matière organique : les zones de haute productivité recevront aussi peu que 90 000 semences à l’acre, tandis que les champs les plus pauvres en matière organique en recevront jusqu’à 170 000.

Rodney Rulon explique que les terres avec le plus de matière organique ont pu recevoir du lisier de porc. Les plants de soya ont tendance à pousser en hauteur et à subir de la verse. En semant à un taux réduit, ils auront donc plus tendance à pousser en largeur qu’en hauteur.

Là où les champs sont moins productifs, le taux de semis est augmenté pour compenser les problèmes d’émergence. En raison du sol de qualité inférieure, les plants ont tendance à pousser moins en hauteur et à former moins de gousses.

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