Sirop d’érable : la Fédération déplore l’attention accordée à un petit groupe de contestataires

Longueuil (Québec), 27 avril 2006 – La Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ) déplore l’attention accordée à un petit groupe de producteurs acéricoles qui s’estiment au-dessus des lois. Il s’agit de larecherche à tout prix du sensationnalisme par une visibilité disproportionnéed’une minorité de contestataires.

Depuis 2002, les producteurs de sirop d’érable ont voté majoritairementune série de réglementations pour structurer la mise en marché de laproduction de sirop d’érable. Ces règlements sont votés en vertu de la Loi surla mise en marché des produits agricoles, alimentaires et de la pêche, une loid’ordre publique utilisée en agriculture depuis maintenant cinquante ans. Cesrèglements furent votés par les producteurs acéricoles, pour les producteursacéricoles, en vertu d’une procédure vérifiée par la Régie des marchésagricoles et alimentaires du Québec. Par ailleurs, les dirigeants de la FPAQrencontrent à tous les six mois plus de 3 000 acéricultrices et acériculteursdans des assemblées tenues dans les onze régions acéricoles du Québec afin dediscuter des futures orientations de l’organisation. Peu d’organisationsdémocratiques peuvent se vanter d’en faire autant!

La commercialisation du sirop d’érable en vrac se fait dans un contextede marché imparfait : six entreprises d’embouteillage et de transformationconsomment 90 % de la production de 7 300 entreprises acéricoles, etl’augmentation de la capacité de production ne suit pas l’expansion des ventescar chaque producteur croit être en meilleure position que son voisin pourécouler sa production. L’histoire de cette production montre des fluctuationsimportantes de prix du sirop en vrac versés aux acériculteurs. Laréglementation mise en oeuvre vise à corriger ce marché imparfait en assurantun approvisionnement régulier aux usines d’embouteillage et de transformationalimentaire, à un prix stable, selon des catégories de qualité contrôlées.

Le libre-marché ne donne pas toujours les résultats espérés. En 2000, lesprix se sont dramatiquement effondrés, de 2,00 $ à 0,85 $ la livre, jusqu’à ceque la FPAQ intervienne et retire près de 20 millions de livres de siropd’érable invendu par plus d’un millier de producteurs. Le même scénariod’effondrement des prix s’était produit également au début des années 80 et audébut des années 90 lorsque le libre marché prévalait.

Les lois et règlements existants dans le sirop d’érable comportent desdommages liquidés et des pénalités connus en cas d’infraction. Depuisplusieurs années, l’Assemblée générale annuelle des producteurs acéricolesdemande à la FPAQ d’appliquer la réglementation en vigueur. Aussi, plusieurstransactions de sirop d’érable au marché « noir » sont effectuées sous forme depaiement comptant par virement bancaire anonyme et sans facture. C’est lasociété entière qui est lésée par ce type de pratique. Il est malheureux quecertains individus se croient au-dessus de toutes les lois.

Les producteurs qui ont joué le rôle de faux martyrs à l’émission LeTéléjournal de Radio-Canada, le 26 avril dernier, se sont déjà signalés dansle passé pour leur mépris des règlements dans le milieu agricole. Leproducteur François Lavallière de Auclair, s’est notamment fait connaître pourutiliser des pilules de paraformaldéhyde dans les entailles de ses érablespour accroître la coulée de sève, ce qui a pour effet d’endommager les arbres,d’hypothéquer la salubrité de son produit, de nuire à l’image internationalede l’industrie de l’érable. Jean-Pierre Caron a été condamné par un tribunaladministratif à verser la somme de 734 000 $ après une audition en bonne etdue forme et alors qu’il était représenté par un avocat. Ce producteur avaitsciemment bafoué tous les règlements du plan conjoint des producteursacéricoles depuis 2003.

La très vaste majorité des producteurs acéricoles respecte les règles demise en marché du sirop d’érable qu’ils se sont, rappelons-le, données.

L’acériculture au Québec a actuellement le vent dans les voiles et lesproducteurs de sirop d’érable ont tous les outils en main pour s’assurer d’unavenir prometteur.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération des producteurs acéricoles du Québec
http://www.siropderable.ca

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