Situation difficile dans les secteurs porcin et bovin : le Québec s’attend à une intervention rapide et significative du gouvernement fédéral

Québec (Québec), 20 décembre 2007 – « Les secteurs porcin et bovin connaissent des difficultés sérieuses et le gouvernement fédéral doit rapidement mettre en place de nouvelles mesures. » C’est ainsi que s’est exprimé le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, M. Laurent Lessard, à la suite des démarches entreprises avec son homologue fédéral, M. Gerry Ritz, et ses homologues des autres provinces.

Les discussions entre le ministre fédéral et les ministres provinciaux ont permis de déterminer un éventail d’actions valables pour venir en aide aux producteurs. Cependant, ces actions consistent pour l’essentiel à mettre en ouvre plus rapidement des mesures existantes ou à leur apporter des améliorations, pour la plupart déjà annoncées.

Or, la situation s’est détériorée rapidement et les programmes fédéraux en vigueur se révèlent insuffisants, particulièrement dans le contexte actuel marqué par la forte hausse de la valeur du dollar canadien. Depuis quelques mois, les entreprises porcines et bovines sont aux prises avec une baisse rapide des prix et une augmentation importante de leurs coûts de production, ce qui a pour effet de diminuer grandement leur rentabilité et de réduire leurs liquidités.

Il est nécessaire que le gouvernement fédéral fournisse rapidement une aide supplémentaire substantielle aux producteurs. « Les mesures adoptées jusqu’à présent ne sont pas suffisantes pour apporter un soutien convenable au secteur », a ajouté M. Lessard, tout en précisant que le Québec a déjà fait largement sa part, par l’entremise de son programme d’assurance stabilisation du revenu agricole (programme ASRA).

Enfin, les producteurs comme les abattoirs doivent faire face à des coûts additionnels qui résultent de la réglementation fédérale visant le retrait du matériel à risque spécifié (MRS), c’est-à-dire le retrait de certains tissus des bovins susceptibles de transmettre l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB). Le gouvernement fédéral doit envisager une aide supplémentaire afin d’appuyer l’adaptation des producteurs et des abattoirs à la nouvelle réglementation canadienne, d’autant plus que celle-ci est plus exigeante que la réglementation américaine et risque d’affecter la position concurrentielle du secteur canadien.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.mapaq.gouv.qc.ca

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