Sondage sur les changements apportés aux entreprises agricoles en 2009

Regina (Saskatchewan), 4 mai 2009 – Un nouveau sondage réalisé par Financement agricole Canada (FAC) révèle que si les producteurs et les agroentrepreneurs canadiens prévoient apporter des changements à leur entreprise en 2009, c’est principalement parce que l’économie mondiale a changé ou que ces changements sont prévus dans leur plan d’affaires ou de succession. Plus de 1 100 participants ont répondu à ce sondage envoyé à environ 3 000 membres du groupe consultatif Vision de FAC à la mi-mars. FAC est le plus important fournisseur de solutions financières et d’affaires aux producteurs et aux agroentrepreneurs canadiens.

« Il existe déjà des recherches sur la planification des cultures, mais nous savions qu’en faisant appel à notre groupe consultatif Vision, nous pourrions obtenir un portrait plus qualitatif des intentions des producteurs et agroentrepreneurs pour 2009. Nous voulions comprendre dans quelle mesure le contexte économique actuel influence leurs décisions », explique Dan Bergen, chef de l’exploitation à Financement agricole Canada.

Les résultats ont révélé que de nombreux producteurs prévoient mettre l’accent sur leurs pratiques de gestion.

« C’est un point positif, puisqu’on sait que les producteurs qui ont des compétences solides en gestion agricole ont plus de chances de réussir, poursuit M. Bergen. Cela confirme aussi ce que nous affirmions déjà, c’est-à-dire que malgré les défis auxquels certains secteurs sont confrontés, les producteurs et les agroentrepreneurs sont prêts à aller de l’avant, dans l’ensemble. Ils sont davantage préoccupés par l’impact de l’économie mondiale que par l’économie canadienne et locale. C’est une bonne nouvelle pour l’industrie agricole et l’économie canadienne. »

Les résultats complets du sondage sont disponibles en ligne sur le site de FAC. Voici quelques faits saillants.

Modification des activités

  • Plus de la moitié des répondants (52 p. 100) prévoient essayer de nouvelles tactiques de marketing. Les pourcentages se détaillent comme suit : producteurs de cultures (56 p. 100), éleveurs de bovins (55 p. 100), producteurs de fruits et légumes (55 p. 100) et producteurs laitiers (32 p. 100).
  • Quand on leur a demandé s’ils prévoyaient changer de champs d’activité, 45 p. 100 des répondants ont déclaré que cela était peu probable et 33 p. 100 ont donné une réponse neutre. Les répondants qui considèrent qu’un changement de champs d’activité est probable (20 p. 100), sont plus nombreux parmi les éleveurs de bovins (28 p. 100) et de porcs (38 p. 100) que parmi les producteurs de cultures (13 p. 100) et les producteurs laitiers (13 p. 100).
  • Pour ce qui est des producteurs qui ne prévoient pas changer de champs d’activité, ils sont plus nombreux au Québec (58 p. 100) qu’en Colombie-Britannique (32 p. 100), au Manitoba (40 p. 100), en Ontario (22 p. 100), en Alberta (22 p. 100) et en Saskatchewan (15 p. 100).
  • On a aussi demandé aux répondants s’ils prévoyaient diversifier leurs activités : 35 p. 100 ont déclaré que cela était probable et 29 p. 100 ont donné une réponse neutre. Le pourcentage de producteurs qui prévoient une diversification est plus élevé dans le secteur des fruits et légumes (52 p. 100) que dans le secteur des cultures (30 p. 100) et le secteur laitier (22 p. 100). L’intention de diversifier est plus fréquente chez les producteurs de l’Ontario (42 p. 100) et des provinces de l’Atlantique (51 p. 100) que chez ceux de l’Alberta (32 p. 100), de la Saskatchewan (26 p. 100) et du Manitoba (31 p. 100).

Changement des pratiques de gestion
La majorité des répondants prévoient porter une attention particulière à leurs pratiques de gestion en 2009.

  • 74 p. 100 prévoient accroître leur connaissance de l’industrie;
  • 71 p. 100 comptent surveiller leurs livres comptables plus attentivement;
  • 70 p. 100 ont l’intention d’utiliser de nouvelles technologies ou de nouveaux processus pour accroître l’efficience;
  • 60 p. 100 prévoient élaborer un plan d’affaires à long terme;
  • 60 p. 100 souhaitent obtenir plus de conseils à propos de leurs finances;
  • 38 p. 100 adopteront de nouvelles pratiques d’atténuation du risque.

La moitié des répondants (52 p. 100) ont indiqué qu’ils prévoient réduire leurs dettes actuelles en 2009. Cette intention est plus présente chez les producteurs de l’Ontario (60 p. 100) que chez ceux de l’Alberta (48 p. 100) et du Québec (42 p. 100). Par ailleurs, le pourcentage de producteurs qui comptent obtenir plus de financement est plus élevé dans le secteur laitier (34 p. 100) que parmi les éleveurs de bovins (19 p. 100).

Modification des dépenses – La majorité des répondants ne prévoient pas modifier leurs dépenses dans les cinq catégories mentionnées. Les dépenses consacrées à l’équipement font toutefois exception : le pourcentage de répondants qui ne prévoient pas modifier ces dépenses est égal au pourcentage de répondants qui prévoient les augmenter. Ce sont principalement les producteurs de cultures qui comptent augmenter ces dépenses. Dans ce secteur, 34 p. 100 des répondants comptent augmenter les dépenses liées aux intrants et 22 p. 100, les dépenses d’entreposage. La majorité des producteurs qui prévoient augmenter les dépenses consacrées à la main-d’oeuvre proviennent du secteur des fruits et légumes.

Principale raison pour laquelle les répondants prévoient modifier leur exploitation :

  • Cela fait partie de mon plan d’affaires ou de relève actuel. (24 p. 100)
  • L’économie mondiale a changé. (20 p. 100)
  • Ma situation personnelle a changé. (17 p. 100)
  • La situation économique de mon exploitation a changé. (14 p. 100)
  • L’économie canadienne a changé. (7 p. 100)
  • L’économie locale a changé. (6 p. 100)
  • Je connais mieux l’industrie. (4 p. 100)
  • Les demandes des consommateurs ont changé. (3 p. 100)

Commentaires des participants
Nous avons invité les répondants à ajouter des commentaires au sujet des changements qu’ils prévoient apporter à leur entreprise ou à leur exploitation agricole en 2009. Selon les commentaires les plus fréquents, les répondants cherchent des façon d’accroître l’efficience de leur exploitation et souhaitent réduire leurs coûts afin de s’adapter au contexte économique (18 p. 100), ils souhaitent augmenter leurs revenus au moyen d’activités agricoles ou d’autres activités (14 p. 100) et ils ont l’intention de développer leur exploitation ou l’ont déjà fait (13 p. 100).

« Comme je ne rajeunis pas, j’aimerais avoir plus de temps pour profiter de mes gains. Nous avons connu une excellente année en 2008. J’ai l’intention d’utiliser un financement commercial pour moderniser une partie de notre équipement, puisqu’on peut obtenir un taux fermé de 1,9 p. 100 pour cinq ans. Je crois que le taux d’inflation sera très élevé pendant les deux ou trois prochaines années puisque, selon moi, c’est la seule option des États-Unis s’ils veulent rembourser leurs dettes. On peut donc faire de bonnes affaires si on emprunte de l’argent maintenant et qu’on l’utilise judicieusement. » [traduction] Producteur de cultures de l’Alberta

« Nous demeurons très optimistes. Et comme au moins deux de nos enfants sont intéressés à revenir travailler avec nous après leurs études universitaires, nous devons mettre l’accent sur la croissance et l’efficience. » [traduction] Producteur laitier de l’Atlantique« Je me concentre sur ce que j’ai maintenant et j’essaie d’en tirer le maximum au lieu de penser à une expansion. Nous pouvons maintenant profiter de la biologie de notre sol, que nous avons enrichi depuis plusieurs années grâce à des méthodes de culture biologique centrées sur la diversification des animaux d’élevage, des plantes fourragères et des cultures de grande production. » [traduction] Producteur de cultures de l’Ontario

« Amélioration de la productivité par des investissements en équipements » Fabricant de produits alimentaires du Québec

« C’est extrêmement difficile de planifier étant donné les fluctuations extrêmes des prix des intrants et des extrants. Sans oublier, évidemment, l’incertitude générale qui entoure l’économie pour ce qui est de l’accès au capital et du coût du capital. » [traduction] Éleveur de bovins de l’Alberta

« Nous devons absolument freiner nos coûts puisque l’économie canadienne s’est effondrée. Tous nos investissements ont été durement touchés et notre exploitation agricole intégrée n’est pas à l’abri. » [traduction] Producteur avicole de la Colombie-Britannique

« Même si on fait une planification détaillée, nos résultats sont influencés par l’économie locale et mondiale. Trop souvent, les choses changent en cours de route et l’industrie agricole a du mal à s’adapter avec efficience. La seule chose prévisible en agriculture, c’est que l’avenir est imprévisible. Étant donné les tourmentes qui se font sentir actuellement à tous les niveaux, nous avons choisi de réduire nos risques (au détriment de notre rentabilité) jusqu’à ce que la situation se stabilise. » [traduction] Producteur de cultures du Manitoba

« J’essaie de réduire notre risque global en étant plus sélectif dans le choix de nos intrants. Mon objectif général : réduire nos intrants directs de 50 p. 100. Pour y arriver, il faut réduire le coût des engrais et réduire les doses d’application. Dans notre exploitation, l’utilisation d’un niveau élevé d’intrants ne nous procure pas un bon rapport entre le risque et les avantages. » [traduction] Producteur de cultures de la Saskatchewan

Toutes les données ont été pondérées afin de respecter la répartition des entreprises agricoles canadiennes selon les secteurs, conformément au Recensement de l’agriculture de 2006. La marge d’erreur est de +/- 2,26 p. 100, 19 fois sur 20. Elle est plus élevée dans le cas des sous-groupes.

Passionnés de l’agriculture, les membres du personnel de FAC assurent le service à la clientèle à partir de cent bureaux situés principalement dans les régions rurales du Canada. FAC a un portefeuille de première qualité d’une valeur de plus de 15 milliards de dollars et vient de connaître une quinzième année consécutive de croissance de son portefeuille, ce qui témoigne de la réussite de sa clientèle.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Financement agricole Canada (FAC)
http://www.fac-fcc.ca/

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