Tous les hybrides ne sont pas égaux

Le chercheur Fred Below. PHOTO : André Dumont

Le chercheur Fred Below. PHOTO : André Dumont

« Vous ne pouvez pas être marié au même hybride plus de cinq ou six ans. » Si c’est le cas, vous perdez certainement du rendement, croit Fred Below, chercheur à l’Université de l’Illinois.

Invité à présenter ses « Sept incontournables du rendement du maïs » lors du Rendez-vous végétal en février dernier, Fred Below a insisté sur l’importance du choix des hybrides. Il s’agirait, selon lui, du troisième facteur en importance dans la production de maïs-grain, après la météo et l’azote.

« Chaque nouvel hybride qui arrive sur le marché a un potentiel de rendement d’au moins un tiers de tonne à l’hectare de plus que celui qu’il remplace. Sinon, il ne serait pas mis en marché », a déclaré Fred Below.

Le coloré chercheur américain voulait ainsi inciter les producteurs à mieux choisir leurs semences et à ne pas s’accrocher trop longtemps aux mêmes hybrides. « Des producteurs utilisent le même hybride depuis cinq ans. Grosse erreur. »

Trop souvent, les producteurs achètent leurs semences d’un représentant qu’ils connaissent bien, voire un frère ou un cousin, sans s’attarder sur la performance des hybrides, déplore-t-il.

Tableaux à l’appui, il a démontré l’énorme différence de rendement qu’il a obtenu dans ses essais avec des hybrides des marques connues. Cette différence est encore plus marquée les années de météo difficile.

En 2012, année de sécheresse en Illinois, il y avait une différence de 5,5 Tm/ha entre le meilleur et le pire rendement parmi 64 hybrides commerciaux.

En 2014, une année de bonne météo, la différence était d’un peu plus de 4 Tm/ha.

« Tous les hybrides ne sont pas égaux », affirme Fred Below, d’où l’importance de bien les choisir.

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