Une ferme porcine certifiée ISO 14001

St-Liboire (Québec), 26 septembre 2003 – C’est sur la Ferme J.P. Dion &Fils inc., en présence de la ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et del’Alimentation du Québec, Mme Françoise Gauthier, que se tenait une conférencede presse annonçant la première ferme porcine, spécialisée en reproduction deporcs pur-sang, à obtenir une certification ISO 14001, un système de gestionenvironnementale reconnu internationalement. Pour le propriétaire de cetteferme, M. Bernard Dion, « … l’expérience fut complexe et ardue, mais des plusenrichissantes ».

En octobre 2002, M. Dion a accepté l’invitation de la Fédération des producteurs de porcs du Québec à participer à un projet pilote ayant pour but d’évaluer une nouvelle norme de certification, spécifique à l’environnement et à la production porcine, élaborée avec l’aide de l’Association canadienne de normalisation (ACNOR). Ce précurseur a ainsi contribué, tout comme troisautres de ses confrères, à jeter les bases de la certificationenvironnementale en production porcine. Par ailleurs, une fois arrivé à la findu projet pilote, il a décidé de pousser plus loin l’exercice en continuantd’implanter les autres éléments d’un système de gestion environnementale luipermettant de viser une certification ISO 14001. Par ses efforts et saténacité, il est finalement parvenu à atteindre son but. « Je sais que monexpérience dans le cadre du projet pilote sera utile pour développer desoutils efficaces et accessibles de validation des pratiques à la ferme. J’aipersonnellement choisi d’aller plus loin avec ISO 14001, parce que c’est dansma nature, et ce sera certainement profitable », ajoute-il.

Suite au projet pilote de l’ACNOR, réalisé sous l’initiative du Conseilcanadien du porc, avec la contribution financière d’Agriculture etAgroalimentaire Canada, et grâce à l’implication de M. Dion, la Fédérationpoursuit le travail en s’intéressant à un concept de validation des pratiquesà la ferme par un tiers. « Ce qui ressort de la démarche de M. Dion nousconfirme qu’à moyen terme, nous avons intérêt à travailler sur la validationd’interventions ciblées plutôt que d’oeuvrer avec des procédures plus lourdes.En production porcine, ces interventions ciblées toucheront prioritairement laréduction des odeurs et l’amélioration des pratiques de fertilisation sur labase du bilan phosphore », précise M. Claude Corbeil, président de laFédération des producteurs de porcs du Québec. La Fédération continued’appuyer, en parallèle, le projet pilote AGRISO mis de l’avant par l’Uniondes producteurs agricoles (UPA) et d’autres partenaires.

Les producteurs et productrices de porcs sont déjà engagés dans unevalidation des pratiques ayant un impact sur la salubrité du produit. A cejour, 80 % du volume de porcs québécois est produit dans le respect des normesHACCP. La certification environnementale est maintenant sur la table detravail du secteur porcin. D’autres secteurs d’intervention pourraient mêmes’ajouter en vue de se diriger vers une certification globale à la ferme.Pensons à la validation des pratiques liées au bien-être animal et à laqualité du produit, notamment.

Le dynamisme des producteurs de porcs a toujours été démontré au fil desans, tant par le Plan agroenvironnemental auquel les producteurs ont adhéré en1997 que par les divers objectifs d’interventions à la ferme fixés pour 2004et qui sont atteints, en grande partie, depuis 2001. Tous conscients qu’ilsdoivent continuer de relever leurs manches et de prendre les bouchées doublesen matière d’environnement, les producteurs et productrices du Québec sontd’attaque. C’est avec assurance qu’ils peuvent affirmer : Allez de l’avant,c’est dans notre nature !

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Le Porc du Québec
http://www.leporcduquebec.qc.ca/

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.agr.gouv.qc.ca/

Union des producteurs agricoles (UPA)
http://www.upa.qc.ca/

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