Une saison qui commence en lion

La nature suit son cours et le printemps est déjà bien installé. L’équinoxe cette année est d’ailleurs la plus hâtive depuis 1896.

Un signe d’ailleurs qui ne trompe pas, l’eau d’érable coule depuis un bon moment dans le sud de la province en raison de la météo clémente. Depuis trois semaines, la production est amorcée, surtout en Montérégie et en Estrie, confirme les Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ). “Depuis le lancement officiel le 19 février dernier, l’eau coule et la production a débuté”, confirme Hélène Normandin, directrice des communications pour les PPAQ. Selon les plus récentes nouvelles des régions, la saison a également débuté, mais à petite dose dans le Bas-du-fleuve, dans l’Outaouais et en Beauce. Il n’y a donc pas de retard notable cette année, comme ce fut le cas pour les années précédentes.

Même si la saison promet, il est encore trop tôt pour faire des pronostics, avertit les PPAQ. L’année dernière, la production a atteint un niveau record grâce à une saison qui s’est étirée en raison du printemps froid.

Les PPAQ disent aussi suivre la situation de leurs membres exerçant des cabanes à sucre commerciales, en plus de leur ratio de production. L’association a monté un comité ad hoc en partenariat avec le MAPAQ pour réunir les informations et évaluer les pertes de ses membres en raison de la fermeture des sites commerciaux. Le nombre de membres concernés seraient de 100 sur les 11 300 producteurs. “On veut avoir une idée de ce que ça représente comme impact pour pouvoir leur venir en aide éventuellement”, explique Mme Normandin. Les PPAQ et le MAPAQ échangent régulièrement et la directrice des communications n’a que des bons mots pour les gens du ministère qui réagissent promptement vis-à-vis la situation actuelle. “Ils font un bon travail et font preuve d’ouverture. Ça n’a pas été difficile de faire les contacts.”

Par ailleurs, les PPAQ ne sont pas affectés par les difficultés qu’ont les travailleurs étrangers temporaires à entrer au pays. Ces derniers ont été sollicités pour faire l’entaillage qui a lieu pendant l’hiver et les besoins de main-d’œuvre ont été comblés, note Mme Normandin.

 

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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