Le diagonostic (suite et fin)

Pour le moment, la précision ne permet que l’application de chaux à taux variable. Le consensus règne entre Sylvain Béliveau, Jacques Nault et Louis-Marie Cloutier : l’application de chaux à taux variable permet une meilleure répartition de cet élément chaulant. Les quantités demeurent souvent les mêmes, mais seulement les zones à faible pH reçoivent de la chaux.

Selon Jacques Nault, l’échantillonnage par zone et par grille s’imbrique dans la gestion des parcelles, mais les technologies au champ n’ont, pour le moment, pas toutes suivi la vague. Ces méthodes d’échantillonnage établissent un diagnostic de problèmes au champ.

« Prenons l’exemple d’un échantillonnage qui révèle un coin de champ excessivement riche en phosphore. S’il est en bordure d’un cours d’eau, nous pourrions l’établir en foin pour réduire le lessivage vers le cours d’eau. Par contre, une zone excessivement riche en phosphore passera inaperçue si le champ est échantillonné de façon conventionnelle. La moyenne du champ démontrerait un niveau riche en phosphore. Les recommandations basées sur les analyses de sol et le règlement (Règlement sur les exploitation agricoles) feraient en sorte qu’aucun phosphore ne serait appliqué alors que certaines zones du sol pourraient en avoir besoin », explique Jacques Nault.

Finalement, Le guide de référence en fertilisation du CRAAQ suggère de valider la rentabilité des méthodes d’échantillonnage et de régler les problèmes limitant la productivité, comme le mauvais drainage, avant d’adopter des méthodes d’échantillonnage plus coûteuses. Pour Sylvain Béliveau, le terrain doit être en ordre, c’est-à-dire nivelé et drainé avant l’échantillonnage par grille, autrement les données se perdent après le passage de la niveleuse.

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