Le feu de Fort McMurray, événement météo de l’année

Comme à chaque année, Environnement Canada a fait son bilan de l’année, marquée par les variations extrêmes de températures d’un bout à l’autre du pays. Mais pour cette année, c’est une force de la nature qui a pris le premier rang du palmarès.  Le feu de forêt survenu en mai dernier dans le nord de l’Alberta après un hiver très doux et des températures estivales ont combiné les éléments parfaits pour qui allait se révéler un désastre naturel d’une ampleur rarement vu. L’incendie de Fort McMurray a été appelé la bête en raison de son caractère imprévisible dans son parcours et son intensité. La ville du même nom a presque été complètement détruite par l’incendie qui a atteint par moment 1000 degrés Celsius au sol. L’incendie a forcé quelque 90 000 résidents à fuir la région, en plus d’interrompre pendant un temps la production de pétrole, causant un ralentissement de l’économie canadienne.

2.Hiver 2015-2016 : le deuxième plus doux de l’histoire

L’hiver 2015-2016 a été le deuxième hiver le plus chaud depuis que l’on a commencé à consigner les données à l’échelle du pays en 1948. Un « super » El Niño persistant a été la cause de l’hiver très doux partout dans le monde, et au Canada. Un autre aspect important a été le rétrécissement de la couverture de glace de mer dans l’Arctique, qui s’est amincie et a reculé à des niveaux record au cours des dernières années.

3.Un long week-end de tempête violente et coûteuse en août dans les Prairies

Le 30 juillet, un système de basse pression intense, accompagné d’un front froid, a balayé l’Alberta et a continué jusque dans l’est des Prairies le jour suivant. Le vent, la pluie et la grêle se sont abattus sur les maisons, et ils ont fracassé les fenêtres, déchiqueté les parterres, bosselé les automobiles, arraché les parements, soulevé les bardeaux de toit et endommagé plusieurs avions commerciaux.

4.Un été dont on se souviendra dans l’Est

Le temps estival est arrivé dans l’Est le week-end de la fête de Victoria, et cette région du pays a connu un été chaud, humide, presque sec et relativement calme jusqu’après la fête du Travail.

5.Vague de chaleur en novembre et le grand gel de décembre

Au début d’octobre, dans les Prairies, on s’est étonné de l’arrivée précoce de l’hiver avec des vents frais et de la neige soufflante. Heureusement, ce faux hiver d’octobre s’est terminé avant l’Halloween avec un réchauffement remarquable. À la mi-novembre, plus de 300 records de température quotidienne étaient tombés dans l’Ouest et le Nord, certains par une marge incroyable de cinq degrés ou plus.

6.Vague de chaleur en novembre et le grand gel de décembre

Au début d’octobre, dans les Prairies, on s’est étonné de l’arrivée précoce de l’hiver avec des vents frais et de la neige soufflante. Heureusement, ce faux hiver d’octobre s’est terminé avant l’Halloween avec un réchauffement remarquable. À la mi-novembre, plus de 300 records de température quotidienne étaient tombés dans l’Ouest et le Nord, certains par une marge incroyable de cinq degrés ou plus.

7.Une météo estivale débridée dans les Prairies

Les météorologues ont été fort occupés dans les Prairies cet été, cette région ayant connu l’une des saisons d’orages les plus longues et les plus actives depuis que ces données ont commencé à être consignées en 1991.

8.Deux printemps différents

La Colombie-Britannique, le Yukon et les trois provinces des Prairies ont connu leur printemps le plus chaud depuis près de 70 ans que les données sont consignées, jusqu’à 4,5 degrés de plus que la normale. Pour le grand malheur des habitants du sud de l’Ontario et du Québec, l’hiver a retardé son arrivée jusqu’au printemps! Pendant la première semaine d’avril, les températures ont chuté pour atteindre de nouveaux minimums record dans plusieurs villes.

9.Une bombe météorologique dans le Canada atlantique à l’Action de grâces

L’ouragan Matthew a été la tempête tropicale la plus coûteuse depuis Sandy, et le premier ouragan de catégorie 5 dans l’Atlantique des neuf dernières années.

10.Des pluies torrentielles à Windsor causent pour 100 millions de dollars de dommages

Une pluie diluvienne est tombée sur Windsor et le comté d’Essex à la fin de septembre.

La situation au Québec

Du côté de l’est du pays, Robert Michaud d’Environnement Canada relève que l’année 2016 s’est amorcée sous la pluie et le verglas, des événements qui avaient d’ailleurs mené à de multiples pannes de courant.

La période de la Saint-Valentin a pour sa part été marquée par un froid extrême, peu avant qu’un blizzard ne frappe le Québec, épargnant toutefois Montréal.

Robert Michaud rappelle que le redoux printanier s’est fait attendre, alors que les températures se chiffraient 10 degrés sous la normale en avril. L’Abitibi avait même reçu 15 centimètres de neige à la mi-mai, a-t-il illustré.

La fin juillet a été le théâtre de pluies diluviennes qui ont provoqué des inondations en Beauce, de même qu’un glissement de terrain près de Shawinigan.

Michaud a également tenu à souligner l’orage violent du 27 juillet, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui avait dévasté toits et automobiles. Des grêlons allant jusqu’à huit centimètres de diamètre s’étaient alors abattus sur la région.

Le météorologue juge que la fin de l’année s’est quant à elle déroulée «rondement» et «sous le signe du froid».

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

Commentaires