Le soya profite des rotations (suite et fin)

La gestion des mauvaises herbes

La rotation avec différents types de cultures, comme une rotation maïs-soya qui comprend une petite céréale ou une fourragère, permet aux producteurs de diversifier leur programme de désherbage et d’utiliser des produits qui possèdent différents modes d’action.

Caractéristiques du sol

Semer en alternance des cultures dotées de racines pivotantes et de racines fibreuses peut contribuer à améliorer les propriétés physiques, chimiques et biologiques du sol, particulièrement dans les systèmes de production en semis direct.

Au fil du temps, l’amélioration de la structure du sol favorise une meilleure capacité de rétention de l’eau. La formation de macropores dans le sol favorise la croissance racinaire des cultures subséquentes.

Des travaux réalisés à l’Université de Guelph ont montré qu’une rotation comportant deux années en soya sur quatre dégrade la structure du sol et augmente les problèmes d’érosion, comparativement à une rotation en soya moins intensive.

La « poussée de rendement »

Les cultures semées en rotation peuvent réaliser un gain de rendement, comparativement à la monoculture ou à la culture en continu. Des essais réalisés au collège Ridgetown de l’Université de Guelph de 1997 à 2000 ont donné les rendements suivants :

Soya en continu : 2,89 Tm/ha
Soya-maïs : 3,09 Tm/ha
Soya-blé d’hiver : 3,23 Tm/ha
Soya-blé d’hiver-maïs : 3,23 Tm/ha

Il a aussi été démontré que l’effet de la rotation sur l’augmentation du rendement pouvait atteindre 10 à 15 %, pour le soya cultivé en rotation avec le maïs, comparativement avec la culture du soya en continu.

Source : infolettre L’évolution du savoir, de Dekalb, printemps 2015

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