Les soyas : l’un décline, les autres montent

Il existe trois catégories de soya spécialisé (en excluant le soya bio) : le non-OGM, le soya IP et le soya à valeur ajoutée style natto. Le marché du soya non OGM, qui constitue la catégorie de base, tend à décliner. « La production diminue depuis trois ans, constate Sébastien Lavoie. La vague semble passée. La prime est devenue faible. »

« Le non-OGM se fait surtout sans contrat, alors que les producteurs semblent préférer la sécurité d’un contrat, croit Alain Létourneau, propriétaire de Semences Prograins et copropriétaire de Céresco. Les acheteurs aussi d’ailleurs, car ils ont un meilleur contrôle sur la qualité du grain. »

« C’est difficile de prédire l’avenir, mais rien ne laisse présager un renversement de tendance, perçoit Sébastien Lavoie. Pourtant, on a la chance d’avoir un soya de qualité reconnue. J’ai hâte de voir l’effet de l’Accord de libre-échange Canada-Europe. Il se consomme moins de soya en Europe qu’en Asie, mais cela reste un marché important. »

C’est en fait un déplacement de marché qui se produit. « Le soya IP prend de plus en plus la place du soya non OGM, estime Alain Létourneau. Le marché est en croissance, notamment en Chine et en Asie du Sud-Est : Corée, Thaïlande, Vietnam, etc. Celui du Japon baisse légèrement, toutefois. La Chine offre des opportunités de volume incroyable. »

« En fait, on est en train de passer d’un marché d’acheteurs à un marché de vendeurs », ajoute-t-il.

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