Plus de rendement avec les engrais verts (suite)

Pour une troisième année, Paul Caplette mène cinq séries d’essais à la ferme, avec un mélange d’avoine, radis, pois et féverole semé après son blé d’automne. D’après les analyses en laboratoire, la biomasse de ses engrais verts relâcherait entre 30 et 40 unités d’azote pour son maïs l’année suivante.

Ces essais sont menés sur cinq terres, représentatives des cinq principaux types de sol de sa ferme. Sur les retours de blé et d’engrais verts, il fertilise son maïs selon des doses croissantes de zéro à 170 unités d’azote minéral. Cela lui permet de mesurer la dose économique d’azote. « L’important pour moi, c’est de sortir le plus de tonnes de maïs possible, dit-il. Le moins j’ai à y mettre d’azote minéral, le plus c’est gagnant pour moi. »

Paul Caplette ne s’en cache pas : certaines de ses terres ont un potentiel de rendement très élevé et il voudrait bien leur apporter plus que le maximum de 180 unités d’azote minéral des recommandations officielles. « Dans ma zone, la moyenne des rendements de maïs est de 8,8 t/ha. Si de mon côté, ma moyenne est de 11 t/ha, pourquoi devrais-je me limiter aussi à 180 unités? »

Pour repousser les limites et maximiser ses rendements, il mise sur les engrais verts. Cette année, il mettra aussi à l’essai du trèfle, après en avoir vu l’impact chez un producteur biologique. Cela pourrait lui donner au-delà de 40 unités d’azote, auxquelles s’ajouteraient 160 unités d’azote minéral.

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