Plus de rendement avec les engrais verts (suite et fin)

Valeur sous-estimée
Dans les faits, l’apport fertilisant de la plupart des engrais verts est supérieur à celui qu’on peut mesurer en analysant la biomasse vers la fin de l’automne.

« Les échantillons de biomasse nous donnent une bonne idée, mais ils sous-estiment le véritable apport en azote, puisqu’on n’analyse que la partie aérienne. On ne peut pas analyser les racines, les nodules et toute la biomasse qui se trouvent sous le sol », souligne l’agronome Adrien N’Dayegamiye, de l’Institut de recherche et développement en agroenvironnement (IRDA).

L’agronome Sylvie Thibaudeau, du Club agroenvironnemental du bassin la Guerre, est souvent surprise de la différence entre les analyses de laboratoire et le véritable impact des engrais verts sur le rendement de la culture de l’année suivante. « Certaines variétés, comme le pois fourrager, ont aussi un grand impact sur la structure du sol, dit-elle. Et on soupçonne plusieurs plantes de stimuler l’activité biologique du sol, ce qui favorise de meilleurs rendements. »

Récupérer les minéraux
La fertilisation par les engrais verts ne se limite pas à l’apport d’azote des légumineuses comme le trèfle, le pois, la vesce ou la luzerne. Les graminées comme le ray-grass ne fixent pas l’azote, mais elles peuvent être très efficaces pour récupérer les minéraux inutilisés et empêcher leur perte dans l’environnement. Ils sont aussi utiles pour emprisonner la valeur fertilisante de fumier épandu à l’automne.

Lisez l’article au complet dans Le Bulletin des agriculteurs de juillet 2013.

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