Soya : les leçons de 2012 (suite et fin)

Variétés tardives

Les variétés tardives ont profité pleinement de l’été 2012, qui s’est prolongé jusqu’en septembre. Avec les changements climatiques et la révision à la hausse de la carte des UTM au Québec, devrait-on utiliser systématiquement des variétés plus tardives?

Si on sème tôt, les variétés tardives sont résolument gagnantes, affirme Pascal Larose. « La floraison s’étirera sur beaucoup plus longtemps, ce qui lui permettra de récupérer s’il y a un stress qui peut affecter le rendement. La variété hâtive n’aura pas cette chance : une fois à maturité, elle arrête la machine. »

La tentation d’utiliser des variétés de plus en plus tardives est forte, car la preuve est faite que leur potentiel de rendement est plus élevé. Par contre, cela peut provoquer des frustrations à la récolte, quand tous les voisins se mettent à battre leur soya et que le vôtre a encore besoin de cinq jours pour être sec, prévient Miguel Provost. Cela reporte la récolte en octobre, un mois généralement plus pluvieux et qui donne moins de chance au soya de sécher au champ.

Au CÉROM, Gilles Tremblay recommande d’utiliser des variétés de pleine saison ou des variétés tardives en semis hâtif. Il rappelle que les UTM ne sont pas l’indice idéal. Pour choisir une variété, vaut mieux se fier au nombre de jours requis pour la maturité.

Semer tôt

En 2012, nous avons aussi eu la preuve que les traitements de semence sont efficaces. Semer du soya en avril demeure cependant un pari risqué. Quand deux ou trois semaines de temps froid s’ensuivent, le traitement de semence perd son efficacité et la levée peut être compromise.

À La Coop fédérée, le lien a clairement été démontré entre des semis hâtifs et un meilleur rendement. Le producteur sera toujours gagnant en devançant ses semis de soya du 20 mai au 5 mai, affirme Pascal Larose. « Il faut arriver à semer le maïs et le soya en parallèle. »

« Ce n’est pas le semis hâtif qui est tellement bénéfique, mais plutôt le semis tardif qui nous pénalise, ajoute Miguel Provost. Dans la course à ne pas semer tard, l’idéal est de terminer au 10 mai. »

Lisez l’article au complet dans votre Bulletin des agriculteurs de février 2013.

 

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