À chacun son sentier

Le problème n’est pas d’accepter un sentier sur nos terres, mais plutôt de gérer la circulation de ceux qui veulent s’y rendre

Depuis plusieurs années déjà on accepte volontiers le passage de différents sentiers sur nos terres. On est situé dans un corridor naturel de circulation. On a donc un sentier de motoneige, un sentier de VTT et un sentier de chevaux. Les représentants sont de plus en plus conscients de la fragilité de nos sols en hiver et font tout ce qu’ils peuvent pour bien baliser et informer leurs membres sur l’importance de bien respecter le sentier.

Il arrive régulièrement qu’on modifie légèrement le tracé pour éviter nos champs de blé d’hiver. Par contre, quand c’est impossible ils acceptent de payer les dommages sans problème. En fait, le problème n’est pas d’accepter un sentier sur nos terres, mais plutôt de gérer la circulation de ceux qui veulent s’y rendre. Malheureusement, trop peu de randonneurs prennent le temps de venir vérifier avec nous par quel endroit ils peuvent passer sans causer de problème. Résultat : ils pensent bien faire en passant entre deux arbres alors qu’ils ne voient pas le petit arbuste entre ces deux arbres. Rien de plus insultant quand je réalise qu’un motoneigiste a circulé sur MON SENTIER de raquettes chez nous.  Hey, le champ n’est pas assez large? Ça m’insulte, je suis chez nous et on dénature mon tracé. Pourtant quand on va en montagne on ne touche pas au sentier de ski de fond.

Ce matin, je réalise que même si j’avais averti les responsables de ne pas passer sur notre îlot biodiversité… bien le nouvel opérateur l’a damé hier! Probablement pas pour mal faire, mais au final c’est comme si je devais mettre de l’énergie pour que les gens de l’extérieur comprennent qu’ils passent chez nous :-(

 

à propos de l'auteur

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.

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