Brouillard sur le marché

C’est un peu comme rouler en voiture dans un épais brouillard. On ne voit rien, on cherche nos points de repère et on a surtout l’impression de n’aller nulle part. Pas de panique, je mets les clignotants d’urgence, je ralentis et je me stationne dans un endroit sécuritaire. Rien de mieux qu’un graphique pour regarder le marché de plus loin. Un graphique daily, c’est trop près encore, j’aime mieux un weekly, ça donne encore plus de recule.

Je réalise rapidement qu’en fin de compte, il ne se passe pas grand-chose. Oui, ça baisse présentement, mais on conserve le même maudit corridor plate! Je revalide mes points de repère sur mon plan de commercialisation pour mieux me situer par rapport au marché. Oui 2016 fut exceptionnelle chez nos compétiteurs, mais la demande reste forte, c’est positif.

Grosso modo, le marché américain a besoin de 14 milliards boisseaux de maïs pour atteindre l’équilibre. Donc, ça prend 83 millions d’acres à 170 boisseaux. Je ne rêve pas à des scénarios catastrophes, j’anticipe seulement un comportement normal du marché et je devrais atteindre mes objectifs. Il me reste quatre mois devant pour capitaliser sur une période d’incertitude et je me dis que tant qu’à baisser, ben qu’il baisse donc une fois pour toutes! De toute façon, tout ce qui descend finit par remonter. Mon plan tient la route, je serre les dents, j’affile mon crayon et je prépare mes semences.

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à propos de l'auteur

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.

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