Atteindre ses objectifs de production

Ça prend de l’entraînement, soit une planification stratégique de nos rotations

Nos Canadiens sont à leur camp d’entraînement et ils travaillent déjà l’exécution de leur système de jeu. Nous, on travaille notre système de culture. Ça prend de l’entraînement, soit une planification stratégique de nos rotations pour atteindre nos objectifs de production.

Au début, nos premiers pas sont difficiles, ça demande plusieurs ajustements, mais à force de le peaufiner et de le pratiquer on a l’impression qu’enfin le système travaille pour nous. Notre idée de produire différentes cultures ayant des fenêtres de semis différentes et des besoins différents nous donne plus de stabilité face aux sautes d’humeur de dame météo. Croyez-le ou non, la variabilité de notre météo aura tendance à s’accentuer dans les prochaines années. Aussi bien s’y préparer immédiatement. Cultures variées et fenêtres de semis différées nous permettent de travailler avec un parc de machinerie plus modeste et mieux amorti sur une plus longue période. On gagne en efficacité sur nos stratégies phytosanitaires en plus d’avoir moins besoin d’unité de pétrole. Sécher du maïs peut facilement exiger d’utiliser 360 litres de propane par hectare alors que de sécher du blé, des haricots ou du soya exige tout au plus 50 litres par hectare, sans compter le nombre de fois qu’une bonne ventilation seulement peut faire le travail. Du maïs sur un retour de blé dans lequel on a pris soin d’implanter un trèfle en sous couvert peut nous permette de produire la même quantité de maïs à l’hectare avec 50% moins d’azote minéral.

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On a déjà 25% de notre blé d’hiver de semé. Aujourd’hui, on démarre la récolte de nos petits haricots roses exactement à la même date que notre récolte 2018. Une culture planifiée qui nous offre sur un plateau d’argent notre fenêtre idéale pour semer notre 2e section de blé d’hiver. Pas de culture vedette, mais bien un système qui fonctionne pour aspirer aux meilleurs résultats possibles.

Même si on n’a pas fait les séries avec notre blé hiver 2018 on reprend le flambeau et on focus sur notre objectif d’atteindre notre coupe Stanley : 10 000 kg/ha de blé d’hiver. Profession : agriculteur :-)

à propos de l'auteur

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.

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