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Du maïs tout nu : sans insecticide, sans fongicide

On a semé du maïs sans insecticide et sans fongicide sur nos sols les plus capricieux.

Vous saviez tous qu’on avait essayé du maïs tout nu, sans insecticide, sans fongicide. On a pris soin de le semer en bandes alternées, question de constater plus facilement s’il y avait certaines différences. Tant qu’à être parti, pourquoi ne pas l’essayer sur nos sols les plus capricieux? Du kiaw4, ça ne vous dit peut-être pas grand-chose. Pour vous donner une idée, dites-vous que jadis il y avait une piste de course sur terre battue à quelques arpents de chez nous, de la vraie glaise collante pas séchante. Comme toujours, on a attendu la meilleure période pour effectuer le semis. Levée parfaite des deux côtés. Aucune différence de vigueur de croissance et aucun effet visuel qui aurait pu différencier les deux traitements.

Par contre, la compagnie nous offrait seulement la version non OGM du maïs sans insecticide et sans fongicide. J’aurais préféré comparer les deux en version OGM. On aurait eu un contrôle des mauvaises herbes plus facile. On a placé des drapeaux pour bien identifier le tout et éviter les erreurs de brûlage accidentel du maïs. On s’attendait à une certaine différence de rendement considérant que les maïs OGM ont régulièrement tendance à être plus performants.

Aucune verse et une très faible différence de rendement à la récolte. Wow, surprenant! Peut-être une année chanceuse ou l’effet bandes alternées. On réalise qu’il y a un certain risque de semer sans fongicide. S’il arrive un problème une fois la semence dans le sol, on est cuit! Et si c’était ce qu’on fait avant que la semence soit dans le sol la clef de la réussite? Bonne rotation, sol non compacté, semis dans un sol prêt à une bonne température, etc. Je pourrais diminuer grandement la quantité de fongicide semence appliquée. Ça nous a convaincus. En 2019, on aura 25% de notre maïs tout nu, question de répéter sur une plus grande surface notre apprentissage.

à propos de l'auteur

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.

Commentaires

  • Marie-Edith Cuerrier

    Faire d’abord des essais à petite échelle sur notre propre ferme, selon notre propre régie, nos sols, notre climat, est une bonne façon de faire des constats et de changer les façons de faire petit à petit. De partager cette expérience avec les autres peut en convaincre d’autres à essayer… Vous donnez non seulement un coup de pouce à l’environnement mais à vous-même, à votre santé et à celle de vos proches.