Mon hybride de maïs : une poule de luxe?

Lors d’une présentation d’hybride de maïs on nous mentionne que certains d’entre eux répondent mieux à de plus grande dose d’azote. Même chose pour les traitements fongicides. Sur le site de démonstration on nous explique que puisqu’il s’agit d’un précédent soya on observe peu de différence apparente de maladie sur le feuillage traité versus celui non traité. Pour l’azote, on voit bien que la bande à 210 N est supérieure à la bande 180 N. Les pesées officielles confirmeront le tout à la récolte.

J’ai toujours un petit doute et je me dis que si l’hybride répond aux fongicides c’est qu’il y a tendance à avoir de la maladie sur le feuillage. Pourquoi  ne pas choisir un hybride qui n’a pas de réponse? On peut confirmer en observant la réponse à la monoculture. Souvent, l’hybride qui répond aux fongicides reçoit une moins bonne note.

Coté azote, un hybride qui répond beaucoup à de plus forte dose est-il seulement plus gourmand qu’un autre?

Je me questionne sur la façon de planifier notre parcelle d’évaluation. Ici, on fonctionne avec une dose normale.

Le  meilleur rendement révélera l’hybride qui aura su transformer l’azote disponible en maximum de grains produits. Je n’exploite peut-être pas mes hybrides plus exigeants au maximum.

Ça m’intrigue et je me dis que je pourrais bien choisir un hybride qui se comporte en véritable poule de luxe pour 2016, à condition de lui garantir tout le confort nécessaire : bonne rotation, bonne fertilité, sol bien drainé et nivelé, retour de SCV, précision du semis etc. En retour, il devra être plus performant que mon hybride témoin.

Hybride poule de luxe versus hybride travaillant! Côte à côte, traités aux petits oignons.

Un beau projet d’évaluation en vue pour 2016.

à propos de l'auteur

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.

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