Notre parcelle d’évaluation: un vrai club école!

Fini le temps où on essayait différents hybrides en plein champ. On réalise qu’il y a souvent de 1000 a 2000kg/ha de différence entre des hybrides de même maturité. Ça fait des essais qui coûtent cher.

Notre objectif n’est pas de battre un record mais bien d’évaluer le potentiel de rendement et comportement de chaque hybride afin de trouver celui qui s’intégrera le mieux à notre régie sur notre ferme. Ici, on recherche un hybride pleine saison, bon rendement, bonne tenue, stabilité de la qualité, 75% ligne amidon au 20 septembre.

On ne sème aucun hybride en plein champ si il n’a pas déjà été évalué en parcelle. Faut passer par le club école avant et s’y démarquer à travers de plus ou moins 40 compétiteurs. On n’aime pas les comparaisons côte à côte, ce qui signifie que si on oppose deux joueurs de 3e trio le vainqueur restera toujours un joueur de 3e trio!

On travaille avec une ligne d’attaque et un réserviste à l’occasion. Un bon capitaine de 4 à 6 ans d’âge avec qui on a traversé avec succès des années plus difficiles. Le deuxième est celui qui appuie le capitaine et qui aspire à le remplacer. Le troisième est la recrue toute énergique qui a réussi à défoncer le club école.

Quelques règles importantes:
-site représentatif de la moyenne de la ferme;
-hybrides orientés perpendiculairement au système de drainage;
-insérer nos hybrides connus sur lesquels on a déjà des données pour faciliter les comparaisons de maturité entre chacun d’eux;
-population et fertilisation normale;

-observation hebdomadaire en septembre et en octobre pour noter plusieurs points importants qui nous permettrons de faire un meilleur choix.

Aujourd’hui je fais ma 8e visite. Je finalise l’évaluation des maturités et le push test.

Quel hybride sera mon Pacioretty, Galchenyuk, Gallagher?

à propos de l'auteur

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.

Articles récents de Paul Caplette

Commentaires