Ligne de temps

À surveiller dans les champs

Le dépistage est de mise dans les champs à cette période de l’année et le Réseau d’avertissement phytosanitaire y est allé d’une liste de prédateurs qui pourraient être présents dans les champs en raison de signalement dans différentes régions.

Le premier avertissement vise les larves de légionnaires uniponctuée avec deux cas rapportés dans des champs de céréales situés en Outaouais et dans les Hautes-Laurentides et un autre dans un champ de maïs à Compton en Estrie. Les champs à risque et qui devraient être surveillés en premier sont

.les champs de céréales de printemps et de maïs semés tardivement et mal désherbés (particulièrement les endroits où il y a eu ou il y a présence de chiendent).

.les peuplements denses de céréales et de graminées vivaces.

.les prairies situées à proximité des cours d’eau.

Sur la base de ces cas rapportés et des sites où des captures ont été plus élevées, la vigilance devrait être supérieure en Estrie, en Montérégie-Ouest, en Abitibi-Témiscamingue, en Outaouais et dans les Laurentides.

La fusariose est toujours à l’ordre du jour et les producteurs sont invités à consulter les cartes interactives pour voir les risques d’infection.

Les pucerons de soya ne sont pas suffisants pour entraîner une mise en garde et une surveillance dans les champs. La moyenne provinciale se situe présentement à 2,6 pucerons par plant, soit loin du seuil d’alerte de 250 pucerons par plant.

Le soya doit cependant faire face à un autre prédateur plus présent en raison des conditions sèches qui lui sont favorables. La présence de tétranyque à deux points, un ravageur qui peut rapidement causer des pertes de rendement a été rapporté au RAP Grandes cultures dans un champ de soya en Estrie. Le RAP indique donc que la vigilance est de mise pour les champs de soya qui sont situés en sols secs et/ou bien drainés et/ou qui ont un historique de dommages causés par le tétranyque.

Avec la sortie des croix dans le maïs, la surveillance pour le papillon du ver-gris occidental est de mise. Grâce à un réseau de pièges mis en place par le RAP Grandes cultures et le RAP Maïs sucré, un premier papillon a été capturé pendant la semaine du 2 juillet en Outaouais. Cette semaine, 10 des 45 pièges relevés à travers la province contenaient au moins un papillon. Des œufs sont susceptibles d’être pondus par les femelles sur des plants de maïs dont les panicules (croix) sont sur le point de sortir. En 2016 et 2017, des champs situés dans le sud-ouest de la Montérégie en ont été fortement affectés.

Le dépistage des masses d’œufs et des jeunes larves doit débuter juste avant l’émergence des panicules et s’étendre jusqu’à ce que les panicules soient sorties. La ponte peut s’étaler durant deux à trois semaines. Il est donc recommandé de dépister les champs à risque tous les 5 à 7 jours pendant cette période. Les masses d’œufs sont presque toujours pondues sur la surface supérieure des 3 ou 4 feuilles du haut du plant, sur la feuille étendard ou sur des feuilles qui ont encore un port dressé.

Toutes les informations relatives aux avertissements, ainsi que les fiches d’identification et de dépistage sont disponible sur le site du RAP.

à propos de l'auteur

La référence en nouvelles technologies agricoles au Québec.

Fondé en 1918, Le Bulletin des agriculteurs traite des tendances, des innovations et des dernières avancées en matière de cultures, d’élevages et de machinisme agricole dans le but de faire prospérer les entreprises agricoles d’ici.  

Commentaires