Attention à la fusariose

L'indice du niveau de risque est à degré très élevé pour plusieurs régions du Québec

Avec l’épiaison du blé qui progresse avec le temps chaud, les risques de fusariose sont à surveiller. Justement, Agrométéo fournit une carte répertoriant sur plusieurs jours les risques associé au pathogène, ce qui permet de planifier les interventions au besoin.

Pour la journée de mercredi le 16 juillet et jeudi le 17 juillet, les niveaux de risque d’infection causant la fusariose de l’épi sont à leur maximum pour plusieurs régions de la province. Mises à part  le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie, aucune région n’est épargnée et se situe sous alerte durant ces deux jours. Le risque retombe à un niveau moyen par la suite pour vendredi mais c’est l’Abitibi-Témiscamingue qui se retrouve avec un risque très élevé.

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Comme les cartes sont interactives grâce à l’utilisation de stations météo situées dans la province, les cartes peuvent changer en cours de journée et durant les périodes visées. Agrométéo redirige les lecteurs à la fiche technique préparée par le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) sur l’utilisation des cartes.

Comme le rappelle le RAP, ” l’information présentée sur le site d’Agrométéo Québec ne prend pas en compte le stade de développement de la culture et ne permet donc pas de déterminer si un champ donné se trouve à un stade sensible à l’infection, soit entre l’épiaison et la floraison. Il appartient au producteur ou au conseiller de suivre le développement de la culture de la céréale, d’identifier si celle-ci est à un stade propice pour l’infection et de prendre une décision concernant le risque de la culture. Si le producteur ou son conseiller constate que le site d’Agrométéo Québec présente un niveau de risque élevé pour sa localité, mais que la majorité des plants ne sont pas dans la fenêtre possible d’infection, il est inapproprié ou même inutile d’appliquer un traitement fongicide.”

La fusariose est un champignon qui s’attaque aux céréales à paille, principalement les cultures de blé et d’orge. Elle peut causer des pertes de rendements mais ce sont les toxines qui causent le plus de dommages aux grains.

Le RAP présente ainsi les périodes de risques et les conditions de développement du champignon. “La période critique pour l’infection, qui correspond à la pénétration du champignon dans les tissus de l’épi, débute à l’épiaison et s’étend sur les quelques jours suivants. Pendant cette période, la pluie et l’humidité auront le plus d’impact sur le niveau d’infection. L’infection chez le blé a lieu principalement pendant la sortie des étamines (floraison, pollinisation ou anthèse) qui dure à peine quelques jours. Lorsque les conditions sont suffisamment humides, les spores présentes sur les étamines germent et produisent du mycélium qui se développe jusque dans la fleur où le grain en formation. De plus, à ce stade de développement, la fleur du blé est plus ouverte et sujette à l’invasion par le champignon. C’est à ce stade de développement du blé qu’une infection a le plus d’impact sur le rendement en grains.”

Pour plus d’information sur la fusariose et les moyens de lutte, il est possible de consulter la fiche du RAP à ce sujet.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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