Deux autres foyers d’amarante tuberculée au Québec

Pour la première fois, la mauvaise herbe est détectée en dehors de la Montérégie

Après avoir signalé un deuxième cas en deux ans au début septembre, le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) confirme que des plants d’amarante tuberculée ont été retrouvés sur deux autres sites depuis. L’un deux se trouve dans un champ de soya en Montérégie. Mais pour la première fois, la mauvaise herbe a été retrouvée à l’extérieur de la région, soit dans un champ de soya du Centre-du-Québec. Les signalements grimpent donc au nombre de quatre depuis le premier cas relevé en septembre 2017.

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Des tests sont actuellement en cours pour déterminer à quels groupes d’herbicides ces populations pourraient être résistantes. La source de l’infestation n’a pas été indiquée. Précédemment, le RAP a suggéré que des machineries provenant des États-Unis auraient pu être la cause des cas détectés.

L’équipe de malherbologie et botanique du Laboratoire de diagnostic en phytoprotection à l’origine de l’alerte rappelle qu’il s’agit du meilleur temps de l’année pour dépister la mauvaise herbe. Certains plants peuvent atteindre la taille impressionnante de deux mètres, ce qui facilite la détection. L’amarante se distingue par l’absence de poils sur la tige, avec des feuilles de forme lancéolée.

Il est possible de faire analyser des plants par le Laboratoire d’expertise et de diagnostic en phytoprotection du MAPAQ à des fins d’identification moléculaire. Le service est gratuit et confidentiel. Les résultats sont disponibles en quelques jours. Dans le cas d’un test positif, il est recommandé de contacter son conseiller en phytoprotection pour connaitre les mesures pour éradiquer les plants. Aucune mesure restrictive ne s’applique pour l’amarante tuberculée.

Le MAPAQ offre aussi depuis cette année un encadrement aux producteurs de la Montérégie affectés par la mauvaise herbe afin d’éviter sa prolifération.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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