Devrait-on arrêter de cultiver les superficies non rentables?

Un logiciel prenant en compte les profits et les pertes sur chaque parcelle de terre a fait réaliser à Wayne Fredericks, un producteur de l’Iowa, aux États-Unis, qu’il valait mieux ne plus cultiver certaines parties de ses champs. L’analyse de ses données a démontré qu’entre 3 % et 15 % de la superficie de la plupart de ses champs n’étaient pas rentables. « C’est l’argent qui a attiré mon attention, mais ce constat m’a aussi donné l’opportunité d’améliorer ma performance environnementale en convertissant ces superficies en bandes riveraines ou en haies brise-vent », souligne le producteur.

Le logiciel en ligne, Profit Zone Manager (PZM) a été développé par une firme de consultants Ag Solver, en Iowa. Il a été utilisé pour les calculs de rentabilité en incluant les cartes de rendement, la quantité de fertilisant appliquée, le taux de semis ainsi que les coûts de production regroupant toutes les opérations culturales.

Les surfaces converties sont relativement petites (entre 0,30 ha et 1,3 ha (0,75 acre et 3,2 acres)). Elles ont été retirées de la production après que le producteur ait réalisé qu’il ne pouvait rien faire pour améliorer les rendements dans ces zones. « La plupart des producteurs connaissent les faiblesses de leur champ. Mais quand on ajoute un volet économique, ils changent leur approche et deviennent plus proactifs », conclut Dave Muth de Ag Solver.

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