Faire pâturer la forêt par le bétail, une bonne idée?

Les espèces à l’étude sont le trèfle rouge, la fétuque élevée, le trèfle blanc et le dactyle

L’Université de l’État du Michigan a débuté un projet de sylvopasture en 2019. Cette technique consiste à faire pâturer la forêt par le bétail pour exploiter les plantes fourragères établies sous les arbres. Les espèces à l’étude sont le trèfle rouge, la fétuque élevée, le trèfle blanc et le dactyle. Elles ont été sélectionnées pour leur tolérance au piétinement et à l’ombre. Chacune d’elle est établie seule (semis pur) ou en mélange de trèfle et graminée pour un total de huit traitements.

Quatre sites ont été évalués dans le cadre de cette étude. Une cote d’adaptabilité a été calculée pour chacun d’eux. Elle tient compte de la facilité d’accès, des risques d’érosion, de la topographie et la présence de végétation et quantité de résidus forestiers. Elle fournit au propriétaire ou producteur une indication du potentiel de cette technique sur son site.

Le premier site a reçu une cote de 82. Ceci indique un bon potentiel de développement. L’établissement des trèfles a moins bien réussi que prévu. Le semis tardif (on se rappelle le printemps 2019) explique cette situation. L’établissement des graminées a été difficile à évaluer à cause de la présence des autres graminées déjà établies. Les sols sont plutôt sableux avec des pentes entre 6 % et 18 %. Les analyses de sol indiquent un niveau suffisant de phosphore (P), potassium (K) et magnésium (Mg) et un pH à 5.6.

Le deuxième site a été classé avec une note de 88. Un sol de type loam sableux et loam argileux avec une pente très faible (entre 0-1 %). Selon les analyses, le sol est riche en P et Mg et faible en K. Le pH se situe à 6.1.

Le troisième site a reçu une note de 71. Le sol loam loameux, avec une légère pente (entre 1 % et 6 %) un niveau optimum de P, de K et de Mg, mais un faible pH de 5.5. Les pins et cèdres sont les principales espèces composant la forêt sur ce site. Leur densité a empêché l’établissement des plantes fourragères.

Le dernier site a été évalué à 95. Les analyses de sol étaient au-dessus des niveaux optimums pour tous les éléments et le pH se situe à 7.5. La présence d’érables à sucre et une coupe sélective des cèdres blancs l’année précédente offrent un milieu de croissance très propice à l’établissement des plantes fourragères.

Le projet se poursuit en 2020. Les chercheurs désirent recueillir les informations pertinentes sur d’autres sites pour étudier les espèces fourragères les mieux adaptées selon les conditions.

Source : Michigan State University News

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