Il faut inspecter les champs

Ver fil-de-fer, mouches des légumineuses et autres indésirables sévissent en ce moment dans les jeunes cultures

Plusieurs ravageurs sont à pied d’œuvre dans les champs en ce moment, gracieuseté du temps froid et humide des dernières semaines. Les conditions sont en effet propices à leur apparition et prolifération, que ce soit en raison des semis tardifs, la présence de mauvaises herbes ou de débris dans les champs. Les visites au champ sont donc fortement recommandées à ce moment.

Le stade de croissance des plants de maïs qui se situe à 2 à 5 feuilles est propice à l’observation d’insectes et des dommages qu’ils causent, tels que grains percés et plants percés.

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Jeunes plants de maïs.

L’agronome Stéphane Myre de Dekalb indique dans sa dernière note avoir remarqué la présence de trois insectes dans les derniers jours, soit la mouche des légumineuses, le ver fil-de-fer et le ver gris-noir.

La mouche des légumineuses ou encore mouche des semis affectionne le temps frais et humide, ainsi que les champs contenant des taux élevés de matière organique et/ou dans lesquels du fumer a été épandu. Les problèmes d’émergences, de galeries et de lésions sur les plants sont à surveiller. L’adulte est actif dans les températures variant entre 16 et 29 degrés Celsius. La femelle pond ses œufs dans les interstices du sol humide et où l’odeur de matière organique en décomposition est perceptible. La jeune larve entre dans la graine en germination. La fiche technique fournie par le Réseau d’avertissement phytosanitaire donne plus de détails sur le dépistage.

Le ver fil-de ver a été détecté à plusieurs reprises et a d’ailleurs fait l’objet d’avis spécifiques de la part du Réseau d’avertissement phytosanitaire. S’attaquant surtout au maïs et aux céréales, le ver fil-de-fer vit dans le sol, surtout les sols sableux et les retours de céréale et de prairie. Tous les stades de croissance peuvent cohabiter dans le champ. Puisque les larves peuvent demeurer dans le même champ pendant six ans, le dépistage par piège-appât est la meilleure technique pour le dépistage.

L’autre prédateur est le ver gris-noir. Des dommages dans le maïs ont été répertoriés, dont le 18 juin par le Réseau d’avertissement phytosanitaire. Les larves du ver gris-noir affectionnent les champs dans lesquels on trouve des mauvaises herbes avant le semis ou au pourtour des champs, des champs en semis direct ou travaillés tard au printemps. Les champs déjà infectés sont plus à risque. Les dommages  peuvent être sévères, particulièrement lorsque le maïs est au stade de 3-4 feuilles. Le flétrissement soudain des feuilles, des trous dans la tige à la base du plant sont des indices de la présence du ver. Le sol doit être creusé jusqu’à cinq centimètres dans le sol.

 

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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