Le dépistage, pierre d’assise dans la réduction des pesticides

Le consortium PRISME a expliqué sa méthode de travail et les bénéfices de son approche aux membres de la CAPERN à cette quatrième journée d’audience

En place depuis 1982, le consortium PRISME qui ouvre dans le secteur maraicher, a présenté ses recommandations à la CAPERN. Ces dernières mettent l’accent sur la bio-surveillance et l’accompagnement auprès des producteurs. L’organisme a aussi plaidé pour un meilleur soutien aux activités de conseils et à la recherche pour trouver des solutions alternatives aux pesticides.

PRISME, qui a développé grâce à son groupe Phytodata la mouche stérile pour intervenir dans les champs d’oignon, a parlé de son modèle axé sur la bio-surveillance. L’approche permet de dépistage précoce des ravageurs pour aider ensuite le producteur à prendre les meilleures décisions. Le consortium collecte aussi des données et développe à son centre de recherche des outils de surveillance et de lutte intégrée.

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Le travail est toutefois compliqué par la difficulté de trouver du financement. Par exemple, la mouche rose qui fait tant perler a coûté 2,8M$ à développer, dont 1M$ fourni par les producteurs membres de PRISME.

L’agronome Carl Dion-Laplante a fait valoir que le dépistage était à la source d’une réduction de l’utilisation des pesticides, ce que les membres du consortium ont réussi à faire. Le manque de ressources pour accomplir le travail complique toutefois la tâche puisque les moyens du groupe sont limités. Un financement aux services-conseils aiderait à permettre l’accès à plus d’accompagnement pour les producteurs. La séparation dans les factures entre la vente de produits et le service lui-même permettrait aussi selon l’agronome à donner plus de reconnaissance à la profession.

Le producteur maraicher Marc Van Winden a pour sa part présenté les recommandations du groupe. Ces dernières ont porté sur un soutien des activités de dépistage et des services de première ligne, ce qui passe également par des incitatifs financiers pour avoir recours aux services-conseils. Le secteur gagnerait également à travailler dans un climat de recherche collaboratif, appuyé par un système de veille des résultats de recherches faites dans la province.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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