Peu de toxines détectées en Ontario

Le scénario de 2018 ne devrait pas se répéter selon les derniers tests

Des spécialistes du ministère ontarien de l’Agriculture ainsi que des collaborateurs de deux associations (Grain Farmers of Ontario (GFO) et Ontario Agri-Business Association (OABA)) ont mené leur test annuel dans les champs de maïs-grain sur la détection de toxines. Selon les échantillons testés, 96% d’entre eux ont affiché sous les 2,00 parties par millions (ppm) pour la vomitoxines, ce qui est inférieur à ce qui a été trouvé en 2018.

Les résultats indiquent que la plupart des échantillons ne présentaient aucun symptôme visuel de toxines au niveau des épis. Dans le cas où des toxines étaient présentes, elles ont été le plus souvent associées à des dommages causés par les insectes ou des oiseaux. Dans d’autres cas, les toxines ont été liées à des conditions météo favorables ou certains hybrides.

Articles connexes

Les conditions de croissance ont été jugées moins favorables à la présence de toxines cette année mais les cultures sont aussi en retard par rapport à 2018, ce qui pourrait expliquer le faible niveau noté à ce stade. Les tests ont d’ailleurs été retardés en raison des conditions pluvieuses au printemps et du développement lent des cultures. Ces dernières n’ont pas encore atteint le stade du point noir alors que c’est la norme pour cette période de l’année qui correspond à la prise d’échantillonnage. Une humidité plus élevée plus tard en saison et un séchage plus lent des épis pourraient favoriser un développement des toxines si elles sont bien établies, note les spécialistes. Les effets des prédateurs, comme le ver-gris occidental du haricot, pourrait aussi mener à un niveau plus élevé de toxines.

Les gens du ministère insistent auprès des producteurs pour exécuter un échantillonnage selon les normes. Selon eux, « 90% de la variabilité associée au test des mycotoxines provient d’une mauvaise collecte de l’échantillon. Prendre un échantillon du haut d’un bac de stockage, d’un camion ou d’une moissonneuse-batteuse peut être facile et pratique, mais les mycotoxines sont rarement réparties de manière uniforme dans un chargement de maïs ».

Si l’échantillon provient d’un camion, d’une V-box ou d’une benne, une sonde de prélèvement est recommandée. Bien que 10 échantillons de sonde soient recommandés pour obtenir les meilleurs résultats, 5 échantillons de sonde constituent le minimum nécessaire pour obtenir des résultats précis. Après les avoir mélangé, l’ensemble de l’échantillon devrait idéalement être broyé (au moins grossièrement) afin d’améliorer le mélange et la capacité de collecter un sous-échantillon représentatif aux fins d’analyse. Si l’échantillon est pris lors d’un versement de grain, il faut utilisez un déviateur ou collectez au hasard des tasses de grain. Quelle que soit la manière dont l’échantillon est prélevé, il doit être traité rapidement. Expédiez ou livrez rapidement le nouvel échantillon. Plus l’échantillon reste longtemps sur le comptoir, plus le potentiel de résultats inexact est grand.

Pour en savoir plus sur les mesures à prendre pour échantillonner son maïs ou pour éviter la multiplication des toxines dans le champ, plusieurs conseils sont donnés sur la marche à suivre (en anglais) sur ce site.

Source: Field Crop News

 

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

Commentaires