Une saison qui commence du bon pied

Après un hiver plutôt clément, les semis ont débuté tôt et même très tôt dans certaines régions du Québec. Même si le froid tarde à favoriser les travaux, particulièrement en Chaudières-Appalaches et la Capitale-Nationale, ils avancent à vitesse grand V ailleurs, comme le confirme le premier rapport des cultures pour la saison active de la Financière agricole.

Les progrès sont tels cette année que des régions ont complété leurs semis de céréales en date du 12 mai, comme le montre ce tableau de la Financière. Sans surprise, la Montérégie affiche les meilleurs progrès avec les semis de blé et de maïs (quasi) terminés. L’avancement est impressionnant aussi dans le soya avec des semis complétés entre 50 et 65%. L’Estrie, Lanaudière, Laurentides-Laval, la Mauricie et le Centre0du-Québec montrent également une évolution rapide des semis.  Au total, 50% du blé était complété dans la province (24% avoine et 25% orge), 66% du maïs-grain et 32% du soya.

La situation tranche nettement avec les trois dernières années (2017-2018-2019). Il faut revenir à 2016 pour voir une saison aussi avancée. À la même période, 71% du blé était terminé, 85% du maïs-grain et 51% du soya. L’année 2020 se compare en fait davantage avec 2014 (52% blé, 52% maïs-grain, 23% soya).

Évolution des semis, de la croissance et des récoltes
Source: Financière agricole

Les semis ou plantations des cultures maraîchères ont débutés dans la normale ou avec quelques jours d’avance par rapport à celle-ci dans les régions de Lanaudière et de la Montérégie. Ils sont en cours avec du retard dans les régions de Laval et des Laurentides. De très forts vents ont causé des dommages aux légumes en terres noires dans la région de la Montérégie – secteur de Châteauguay et des resemis pourraient être nécessaires.

Les problèmes liés à l’hiver semblent minimes ou localisés. La mortalité des abeilles est évaluée comme étant faible. Les petits fruits et les pommiers ont également bien traversé la saison froide. Les résultats sont toutefois mitigés pour le blé d’automne. Les avis de dommages s’élèvent à 347 , principalement pour les céréales d’automne (120) et l’apiculture (25), pour un total de près de 120 000$.

La quantité et qualité de la production de sirop d’érable se situe dans la normale ou supérieures à celle-ci dans toutes les régions, malgré des conditions météorologiques variables en fin d’hiver et ce printemps.

La croissance est lente pour les céréales d’automne, en raison du froid qui a persisté. Les conditions de croissance sont également variables pour le foin et les pâturages. Aucune indication pour le moment sur une mortalité des bourgeons de pommiers dont le débourrage se fait attendre.

 

 

 

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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