Ligne de temps

Des élevages de plus en plus technos

La compagnie québécoise Maximus a présenté sa première édition des Conférences Ag Tech.

Les Conférences Ag Tech démontrent que l’avancement dans les technologies de l’information ont encore un grand potentiel de développement dans les productions animales. L’activité était organisée par la compagnie Maximus qui développe et construit un contrôleur pour les bâtiments d’élevage. La distribution du produit est assurée par la compagnie IEL.

Pour cette première édition, l’entreprise de Saint-Bruno-de-Montarville a invité deux collaborateurs, Scott Gillingham et Tom Stein le 13 septembre 2018 dans ses locaux. Une cinquantaine d’intervenants du milieu ont assisté aux conférences.

Scott Gillingham

Détenant une formation de vétérinaire, le consultant en production avicole Scott Gillingham a un message simple : « Vous ne pouvez pas gérer ce que vous ne mesurez pas. » Selon lui, les technologies seront la clé pour répondre à la demande croissante de viande au niveau mondial. Non seulement, elles permettront d’augmenter la production, mais aussi d’améliorer la santé et le bien-être des animaux, en plus de faciliter la gestion du personnel.

« La croissance du poulet est de 5 grammes par heure; il n’y a pas de place pour l’erreur », dit-il.

Alors que seulement 10 à 30% de la croissance est attribuable à la génétique, la nutrition, la santé, l’environnement et la régie ont la plus grande part. De plus, avec les programmes de production sans antibiotique, la prise de données devient de plus en plus importante.

D’innombrables données de production peuvent dorénavant être gérées automatiquement, comme l’évaluation de la température par des caméras infrarouges, par des caméras pour identifier les zones où se tiennent les animaux.

Tom Stein

Concepteur du logiciel PigCHAMP dans les années 1980 qui fut la référence en gestion de données porcines pendant de nombreuses années, le docteur en médecine vétérinaire Tom Stein travaille aujourd’hui à temps plein pour Maximus. Il fait même partie du bureau de direction.

Tom Stein n’aurait jamais imaginé une telle avancée technologique en production porcine, mais il voit d’autres possibilités s’offrir aux producteurs pour les prochaines années.

Pour lui les technologies de l’information, c’est d’apporter « le cerveau dans la porcherie», « le cerveau entre vos mains » et « le cerveau dans votre bureau ».

Le contrôleur d’aujourd’hui permet d’être en lien avec toutes les données de la ferme. Grâce aux tablettes et aux téléphones intelligents, les gens ont accès aux données en temps réel de partout. Pour le bureau, le contrôleur permet une meilleure prise de données à différents niveaux.

La prochaine grande avancée est au niveau des communications. Des alertes permettront d’informer les producteurs sur les événements à venir et les choses à faire dans la journée. Un réseau de communications permettra d’informer son réseau de, par exemple, un problème de santé sur une ferme. Un tel réseau fonctionnera à la manière de Twitter.

Tout cela s’ajoute aux différentes technologies qui peuvent se greffer au contrôleur. C’est le cas notamment du moniteur développé par la compagnie Swine Tech dont le but est de diminuer les porcelets écrasés.

Une autre technologie d’avenir est la détection des animaux malades avant qu’ils soient malades, tout simplement par l’analyse du comportement des porcs. Un autre exemple est la technologie 3D qui permettra de mesurer le poids des cochons en utilisant simplement sa tablette électronique.

Maximus a l’intention de faire en sorte que les Conférences Ag Tech deviennent un événement annuel. Le vice-président de Maximus, Nizar Barrou, veut pour l’an prochain inviter des experts québécois.

De gauche à droite: le vice-président de Maximus, Nizar Barrou, le président de Maximus, André Spilman, le conférencier Scott Gillingham, le conférencier Tom Stein et la directrice marketing et communications chez Maximus, Sandie Crayne.
photo: Marie-Josée Parent

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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