Des poulets sont génétiquement résistants au virus de la grippe aviaire

Une recherche menée au Pirbright Institute, en Grande-Bretagne, révèle que des gènes de certains poulets les rendent presque résistants à l’influenza aviaire. Les résultats de l’étude, qui sont publiés dans le Scientific Reports, montrent le rôle de la génétique dans la susceptibilité ou la résistance au virus potentiellement mortel.

Jusqu’à ce jour, les scientifiques mondiaux ont très peu porté attention au rôle de la génétique dans la transmission du virus. Ils se sont plutôt concentrés sur comment le virus évolue et infecte les autres oiseaux et mammifères.

Selon le chercheur responsable de l’étude, Colin Buttler, spécialiste en science biovétérinaire à l’Université de Lincoln en Grande-Bretagne, les résultats se révèlent précieux dans notre compréhension des mécanismes de transmission à l’intérieur et entre les oiseaux.

Le virus de l’influenza aviaire a la facilité de muter et d’infecter les oiseaux, mais aussi les mammifères. Il mobilise l’intérêt de la communauté internationale.

« Il est important pour nous de comprendre comment différentes lignées génétiques d’oiseaux réagissent aux virus de l’influenza, de telle sorte que nous puissions commencer à comprendre la propagation de la maladie, explique Colin Buttler. Nos résultats sont précieux puisqu’ils mettent l’accent sur le rôle important de l’hôte dans la propagation de la grippe aviaire, et aussi en mettant en évidence un nombre de facteurs liés à la chaîne d’infection et aux mécanismes de contrôle qui sont affectés par la voie de l’infection. »

Deux lignées

Afin de déterminer le rôle de la génétique, les chercheurs ont examinés deux lignées génétiques différentes de poulets. Ils ont trouvé que, lorsqu’ils étaient infectés par le virus, les poulets résistants à la maladie ne propageaient le virus par leurs voies respiratoires que pendant une période de temps limitée. Cependant, les oiseaux qui étaient susceptibles à la maladie propageaient aussi le virus dans les fèces et sur une plus longue période de temps. Les chercheurs ont découvert qu’il s’agit du seul moyen efficace pour propager le virus. En conséquence, les oiseaux qui étaient résistants étaient incapables d’initier ou de soutenir une chaîne de transmission.

Cette étude ouvre la voie sur plus de travaux de recherche sur la compréhension du mécanisme de résistance génétique, mais aussi au développement de lignées génétiquement résistantes à l’influenza aviaire.

Source : www.Pirbright.ac.uk et ThePoultrySite.com

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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