Développer l’odorat dans l’oeuf

Publié: 12 novembre 2011

Les chercheurs de l’INRA de Tours, en France, ont démontré que l’on peut familiariser les embryons de poulets à des odeurs et utiliser cette expérience pour réduire les réactions de rejet en présence d’aliments nouveaux. Les oiseaux n’aiment pas les changements d’alimentation. À tel point qu’ils peuvent refuser de manger si on leur présente un nouvel aliment.

Des chercheurs ont eu l’idée de diffuser des odeurs d’huiles essentielles de vanille et d’orange dans l’oeuf. Après éclosion, les poussins acceptaient mieux les aliments contenant ces odeurs. Ces résultats démontrent que dès le stade embryonnaire, dans l’oeuf, l’olfaction des oiseaux est bien développée et que familiariser les embryons avec une odeur les aide, une fois éclos, à accepter un nouvel aliment.

À lire aussi

Karine Barde et Samuel Boisclair de la Ferme Clairbois de Saint-Samuel sont pleinement satisfaits de leur nouvelle construction.

Ferme Clairbois : le ras le bol de la stabulation entravée

Le 8 janvier 2025, Karine Barde appelle son banquier. « Tu me prêtes 3 millions ou je ferme tout ça », lui dit-elle. Karine et son conjoint Samuel Boisclair, de la Ferme Clairbois de Saint-Samuel au Centre-du-Québec, étaient au bout du rouleau. Les options: construire une étable avec robots de traite ou arrêter la production laitière. Photoreportage.

Il est cependant important de bien doser l’intensité de ces odeurs. « Ces études soulignent le rôle de l’expérience périnatale : l’expérience dans l’oeuf et les premiers jours de vie sont essentiels », explique Aline Bertin, qui a mené les travaux.

Source : INRA

À PROPOS DE L'AUTEUR

Marie-Josée Parent

Marie-Josée Parent

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.